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Suva (Fidji) (AFP). Cyclone Pam: les ONG s'efforcent avec difficultés de secourir le Vanuatu

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Suva (Fidji) (AFP). Cyclone Pam: les ONG s'efforcent avec difficultés de secourir le Vanuatu
Photo prise le 14 mars 2015 et fournie le 15 mars d'un homme fuyant une vague géante provoquée par le passage du cyclone Pam à Port Vila, capitale du Vanuatu - CARE/AFP
Les associations humanitaires éprouvaient les pires difficultés lundi à venir en aide aux habitants du Vanuatu, archipel du Pacifique Sud dévasté par un cyclone dont les effets ont été aggravés, selon son président, par le changement climatique. L'aide a bien commencé à arriver par avion dans la capitale Port Vila, ravagée vendredi soir par Pam, cyclone de catégorie 5 -la plus élevée- accompagné de rafales de vent supérieures à 320 km/h. Mais les employés des associations d'aide expliquaient n'avoir aucun moyen de distribuer les vivres dans les îles les plus reculées de cet archipel parmi les plus pauvres du monde. Il faudra des jours, disent-ils, pour réussir à atteindre chaque village rasé par la tempête qualifiée de "monstre" par le président Baldwin Lonsdale. Pour le directeur de l'ONG Save the Children, Tom Skirrow, les conditions sont pires que celles qui prévalaient au moment de secourir les victimes du super typhon Haiyan, qui a ravagé les Philippines en novembre 2013, faisant plus de 7.350 morts et disparus. "J'étais là pour Haiyan et je peux vous dire à 100% que la logistique est bien plus problématique ici", a-t-il dit à l'AFP. Le bilan officiel fait état de six morts et plus de 30 blessées, toutes à Port Vila, capitale de cet ancien condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides, où des pillages ont été signalés. Mais les autorités craignent qu'il ne s'alourdisse tandis que l'étendue exacte des dégâts et besoins dans les plus de 80 îles qui constituent l'archipel est difficile à mesurer. Le porte-parole de CARE International, Tom Perry, a raconté les ravages aperçus en se rendant en avion dans la capitale, où jusqu'à 90% des habitations ont été rasées. - En première ligne du changement climatique - "Tout est par terre, la végétation est couchée, les arbres ressemblent à des cure-dents cassés, c'est étonnant (). C'est difficile de voir un logement qui n'a pas été touché", a-t-il dit sur la Australian Broadcasting Corporation. D'après Tom Skirrow, 15.000 habitants ont perdu leur logement dans la seule capitale. Le survol des îles les plus excentrées a confirmé "que tout est détruit". "C'est frustrant. On est coincé dans une petite partie de Port Vila, on ne peut même pas aller dans le nord de l'île" d'Efate, où est située la capitale, "pour voir ce qu'il s'y passe", a-t-il dit. Si les survols ont pu permettre aux ONG de voir des dégâts, elles ne savent pas où en sont les habitants. "Je suis absolument certain qu'au moins 150.000 personnes ont été touchées de manière significative, et parmi elles, 75.000 sont des enfants", a-t-il ajouté. Les associations préparent les vivres mais il faudra vraisemblablement trois jours pour nettoyer les aéroports des îles reculées et pouvoir les distribuer. Les nations du Pacifique se considèrent en première ligne du changement climatique, les îles océaniques étant particulièrement exposées à la montée des eaux. Le président Baldwin Londsdale, qui participait au Japon à une conférence des Nations unies sur la prévention des catastrophes naturelles, a lancé un cri d'alarme. "Le changement climatique a contribué au désastre au Vanuatu", a-t-il déclaré à la télévision australienne avant son départ du Japon. "Nous assistons à la montée du niveau de la mer, à la modification des schémas météorologiques, toutes ces choses se produisent partout", a dit le président. "Cette année, nous avons eu plus de pluie que les années précédentes", a-t-il ajouté. Les communications étaient toujours impossibles sur une grande partie de l'archipel mais l'aéroport de Port Vila devrait rouvrir aux vols commerciaux lundi. Des avions militaires australien, néo-zélandais et français sont arrivés chargés de vivres, de médicaments ou de générateurs, en même temps que des équipes de secours. "Il faut aller vite lors des opérations de secours", a ajouté M. Skirrow, soulignant que la mortalité n'était pas seulement due aux désastres eux-mêmes. "Les morts, ce n'est pas seulement la nuit du cyclone. Il y a ensuite les enfants victimes de diarrhées, des maladies comme la rougeole" qui peuvent se propager dans les centres d'hébergement d'urgence, a-t-il expliqué.
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