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Seine-Maritime. Renault Cléon à nouveau devant la justice pour homicide involontaire

Faits Divers. Le constructeur automobile était jugé par le tribunal correctionnel de Rouen, mardi 13 avril, pour homicide involontaire, après la mort de l'un de ses salariés à Cléon, en 2016, lors d'une opération de maintenance.

Seine-Maritime. Renault Cléon à nouveau devant la justice pour homicide involontaire
Le jugement de Renault Cléon a été mis en délibéré au 31 mai.

Le feuilleton judiciaire se poursuit. Renault Cléon était à nouveau jugé par le tribunal correctionnel de Rouen, mardi 13 avril, pour homicide involontaire. En cause, la mort d'un salarié de 33 ans en mars 2016, écrasé par une machine lors d'une opération de maintenance. Il avait perdu la vie une semaine plus tard, à l'hôpital.

L'affaire a déjà été jugée une première fois en 2019, mais un supplément d'informations avait été demandé. Deuxième procès donc, mais les arguments restent identiques. Le ministère public a d'ailleurs requis 200 000 euros d'amende à l'encontre du constructeur. La procureure a mis en avant notamment "un défaut de formation spécifique à la machine".

Des systèmes de sécurité désactivés

Même observation du côté de l'avocat des parties civiles, qui représente notamment la famille de la victime et la CGT Renault Cléon. "Qu'on m'explique pourquoi quelqu'un que tout le monde décrit comme professionnel serait rentré dans la machine s'il savait qu'il déclencherait le caisson," a plaidé Karim Berbra.

L'accident s'est en effet produit après une opération de maintenance. La machine fonctionnait en automatique avec les portes ouvertes grâce à une technique qui permet de désactiver les systèmes de sécurité et qui, selon plusieurs témoignages, est fréquemment utilisée dans l'entreprise. "C'est connu et toléré par la hiérarchie, alors que c'est particulièrement dangereux. C'est utilisé uniquement pour des besoins de productivité", estime le conseil. La victime s'était glissée dans la machine pour vérifier que tout fonctionnait et a alors activé des capteurs qui ont entraîné la chute d'un lourd caisson sur lui.

Karim Berbra

La défense, de son côté, plaide une erreur du salarié. "Il a désactivé complètement les systèmes de sécurité et s'est glissé dans la machine en mode automatique, a avancé Vincent Caron, l'un des avocats de Renault. Il aurait aussi dû respecter une procédure Isepa", avec une autorisation spécifique pour intervenir sur une machine sous tension.

Le jugement a été mis en délibéré au 31 mai.

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