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Caen. D-Day : Les civils ont payé un lourd tribut à Caen

Caen a été la ville la plus détruite du Calvados pendant la guerre. Les civils ont payé un lourd tribut dès les premiers jours du Débarquement en Normandie.

Caen. D-Day : Les civils ont payé un lourd tribut à Caen
Presque 2 000 civils ont été retrouvés morts à Caen pendant la seconde guerre mondiale. L'Abbaye aux Hommes et l'église Saint-Étienne n'ont pas été touchées, protégées par des toiles marquées d'une croix rouge. - Archives Ville de Caen

Si la première guerre mondiale avait déjà été meurtrière en France, les bombardements de la seconde guerre mondiale l'ont aussi été pour les civils. Pour la première fois dans l'histoire, il y a eu plus de victimes civiles que de militaires. En Normandie, ce sont plus de 50 villes et villages qui ont été détruits, et 20 000 Normands qui ont perdu la vie. Une bataille terriblement marquante et ravageuse. Caen a justement été la ville la plus touchée dans le Calvados, où 32 % des bâtiments ont été détruits. Plus de 1 700 civils ont été retrouvés morts. Et les premiers jours ont été les plus meurtriers.

L'Abbaye aux hommes
de Caen

De nombreuses habitations ont été touchées par les bombes dans la nuit du 5 au 6 juin 1944. À commencer par les quartiers de la gare et Saint-Jean et progressivement les rues Saint-Pierre et de Geôle en centre-ville. Le lycée Malherbe - devenu l'hôtel de ville de Caen - a été le premier lieu de regroupement "en raison de sa superficie", indique Patrick Nicolle, responsable de la mémoire historienne de la ville de Caen. Environ 12 000 personnes ayant tout perdu ont trouvé refuge dans le lycée et l'église Saint-Étienne durant toute la durée des bombardements. "Il y en avait partout. Dans le cloître, les grandes salles, les caves et les chambres. Les familles et les quartiers se reconstituaient dans ces refuges", poursuit-il.

"1 400 civils vivaient jour et nuit dans cette église, souvent sans nouvelles de leurs proches". Père Hubert de Balorre, Curé de St Étienne

Des équipes d'urgence étaient nommées pour organiser les lieux le plus rapidement possible notamment pour venir en aide aux nourrissons, aux personnes blessées et pour s'occuper des corps des centaines de morts. "Certains allaient piller les ressources du lycée ou dans les réserves des magasins bombardés pour pouvoir se nourrir. Ils partaient chercher de la paille pour les premières victimes, sans moyen de locomotion et sans la certitude de revenir en vie", poursuit l'historien. L'insalubrité était à son comble. Mais la vie devait continuer. Janine Hardy, l'une des figures locales qui a vécu sous les bombes à l'âge de 23 ans témoigne de l'horreur des conditions de vie : "La première nuit, je l'ai passée dans les caves, assise sur le pressoir. J'ai couché sur la paille aux côtés de gens du quartier pendant au moins trois semaines".

Les carrières de Mondeville et Fleury/Orne

Un lieu symbolique où se sont réfugiés ces milliers de civils pendant plus d'un mois. La rive gauche de Caen étant libérée le 9 juillet et la rive droite le 19 juillet. Dans le centre-ville de Caen, l'ancien tribunal place Fontette, le lycée de filles devenu l'actuel collège Pasteur et l'hôpital Bon-sauveur ont aussi été des lieux de refuge. En périphérie, on pense notamment à la carrière à Mondeville, située rue des roches. Du 6 au 12 juillet, entre 8 et 9 000 civils se sont réfugiés dans cet endroit humide, froid et terriblement inconfortable. La carrière Saingt de Fleury sur Orne a elle aussi été un abri pendant la guerre.

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