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Paris (AFP). Funérailles de Wolinski et Tignous

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Paris (AFP). Funérailles de Wolinski et Tignous
Des affiches en hommage aux journalistes de Charlie Hebdo tués par des islamistes ont été accrochées sur la façade de la mairie de Montreuil où a lieu une cérémonie en mémoire de Tignous le 15 janvier 2015 - AFP
Les obsèques de Wolinski, père du célèbre "roi des cons" tué dans l'attaque sanglante contre Charlie Hebdo ont débuté au crématorium du cimetière du Père-Lachaise à Paris, alors que le soutien au journal ne faiblit pas, avec une nouvelle ruée dans les kiosques. Des dizaines de personnalités et d'anonymes se sont rassemblées autour du cercueil du dessinateur, porté dans le crématorium sur fond de notes de jazz. Le directeur du Théâtre du Rond-Point, Jean-Michel Ribes, l'ex-patron de Charlie Hebdo Philippe Val, la journaliste et ancienne collaboratrice de Charlie Hebdo Caroline Fourest ou le journaliste Ivan Levaï avaient notamment pris place dans la nombreuse assemblée. Lors d'une visite très symbolique à l'Institut du Monde arabe (IMA) à Paris, le président François Hollande a souligné que les Musulmans étaient "les premières victimes du fanatisme, du fondamentalisme et de l'intolérance", refusant "les amalgames et les confusions". Des paroles d'apaisement au moment où la caricature de Mahomet, qui s'affiche en Une du dernier Charlie Hebdo, suscite des crispations dans les pays musulmans. L'IMA a affiché son soutien à l'hebdomadaire satirique en inscrivant sur sa façade, en français et en arabe, en grandes lettres rouges: "Nous sommes tous Charlie", le slogan de la grande manifestation de dimanche contre les attentats, dont les 17 victimes sont, tour à tour, inhumées cette semaine. Après Cabu, le père du "beauf", enterré mercredi, la sombre litanie se poursuit jeudi avec Wolinski, incinéré au Père-Lachaise, et Tignous, inhumé dans ce même cimetière parisien après une cérémonie à la mairie de Montreuil. Trois autres victimes de l'attaque sanglante contre Charlie Hebdo, Franck Brinsolaro, le policier qui assurait la protection du dessinateur Charb, la psychiatre Elsa Cayat, chroniqueuse à l'hebdomadaire, et l'économiste Bernard Maris sont également inhumés dans la journée. Vendredi, ce sera au tour de Charb, du dessinateur Honoré et de Mustapha Ourrad, le correcteur de Charlie Hebdo. Les Français ont continué à manifester leur solidarité avec le journal en se précipitant de nouveau dans les kiosques jeudi matin pour se procurer le dernier Charlie Hebdo, et beaucoup de marchands se sont très vite retrouvés, comme la veille, en rupture de stock. Mercredi, près d'un million d'exemplaires s'étaient écoulés en quelques heures. "Il n'y en aura pas pour tout le monde, il ne m'en reste que quatre", lançait dès 08H00 un kiosquier du 2e arrondissement de Paris à la dizaine de personnes qui attendaient, en biffant les noms de ceux qui avaient réservé la veille. Le distributeur du journal, MLP, prévoit d'en livrer à nouveau un million par jour jeudi et vendredi, du jamais vu dans la presse française. Au total, le numéro sera imprimé à 5 millions d'exemplaires. 130.000 exemplaires vont être livrés dans une trentaine de pays d'ici jeudi soir. A Genève, dès 5H30 du matin, les Charlie Hebdo de la gare sont partis en trois minutes, selon le journal la Tribune de Genève. - Crispations dans le monde musulman - Grâce aux dons qui affluent de toute part, aux recettes des ventes et aux aides promises par le gouvernement, le journal devrait recueillir plus de 10 millions d'euros. Une assurance-vie pour ce petit magazine sans le sou, qui risquait la faillite il y a peu. La caricature de Mahomet publiée en Une du dernier Charlie Hebdo a continué à susciter des remous dans le monde musulman. Al-Azhar, principale autorité de l'islam sunnite basée en Egypte, a appelé les musulmans à "ignorer" cette "frivolité haineuse". En Afghanistan, les talibans ont déploré la publication de nouvelles caricatures, affirmant que l'attaque contre Charlie Hebdo avait "fait justice contre les auteurs de ces actes obscènes". En Turquie, le Premier ministre islamo-conservateur Ahmet Davutoglu a aussi dénoncé la publication, jugeant que la liberté d'expression n'était pas "la liberté d'insulter". La justice turque a interdit la diffusion sur internet de la caricature du prophète, qu'a cependant reproduite dans sa version papier le quotidien Cumhuriyet, seul journal d'un pays musulman à la publier.
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