Electricité : 200km de câbles entre la Grande Bretagne et la Normandie

Le dispositif sous-marin IFA, partenariat entre la France et l'Angleterre, permettra de fournir en électricité un million de citoyens.

Electricité : 200km de câbles entre la Grande Bretagne et la Normandie

Les officiels étaient là, vendredi 1er Juin, pour lancer le chantier de connexion entre l'Angleterre et la France.

Par Guillaume Hamonic

Une prouesse technologique et un petit pas de plus vers la transition technologique. C'est en quelques mots ce que représente ce partenariat entre le RTE (Réseau de transport électrique ) et son homologue anglais National Grid. Les officiels étaient présents vendredi 1er Juin 2018, dont les sénatrices Sonia de la Prôvoté et Corinne Féret, à la station électrique située sur la D41 entre Garcelles-Secqueville et Bellengreville (Calvados), pour la symbolique pose de la première pierre.

Immense interconnexion sous-marine de 202 km pour assurer l'échange énergétique entre nos deux pays, ce projet de 760 millions d'euros (le coût est partagé par l'Angleterre et la France ) s'ajoute à l'interconnexion sous-marine qui existe déjà entre les Haut de France et le sud du Royaume-Uni.

La production française repose encore très peu sur l'énergie renouvelable

Très fier du bilan de l'année passé, Régis Boigegrain , délégué de la RTE pour la région Normandie et en Ile-de-France, déroule les chiffres de l'entreprise publique : " sur toute l'année, on compte en tout et pour tout 22 secondes de coupures électriques, ça nous donne un indice de fiabilité de 99,99995 %".

Seul hic, la production française repose essentiellement sur la production nucléaire (88,3 %), un peu sur le thermique (8 %), et très peu sur l'énergie renouvelable (3,3 %).

Et c'est lors de nos pics de consommation que nous utilisons le plus d'énergie nucléaire, vers 19 heures en France et une heure plus tôt en Angleterre, pendant le fameux tea time, lorsqu'ils allument leurs bouilloires. Cette interconnexion permettra notamment de réduire ces pics de consommation, en échangeant avec nos amis d'outre-manche lorsque nous en avons le plus besoin. Nous récupérerons alors l'énergie éolienne des régions venteuses du nord de la Grande Bretagne. La transition énergétique commence donc sa marche tranquille. Et même le Brexit ne saurait se mettre en travers de sa route.

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