Début de la grève SNCF: Macron joue "très gros" pour la presse

Début de la grève SNCF: Macron joue "très gros" pour la presse

Un quai de la gare Lyon Part-Dieu le 2 avril 2018 © JEFF PACHOUD [AFP]

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Avec le début mardi d'une grève au long cours à la SNCF, Emmanuel Macron et le gouvernement "jouent très gros" face à ce "premier os social" du quinquennat, estime la presse.

Avec des prévisions d'un TGV sur huit en moyenne et d'un TER et Transilien sur cinq, "l'épreuve de force est lancée", note Le Parisien. Dans son éditorial, Jean-Baptiste Isaac explique que "pour l'heure, une courte majorité appuie la réforme du rail. Un des défis pour le gouvernement sera de conserver ce soutien".

Selon Jean-Michel Bretonnier de La Voix du Nord, "c'est le premier os social sur lequel tombe Emmanuel Macron. Sa fermeté et son habileté vont être sollicitées, et mesurées". "Confronté à son premier gros conflit, Emmanuel Macron va devoir faire preuve de ténacité pour ne pas plier", renchérit Jean-Michel Servant dans Le Midi libre.

"Si la SNCF fonctionnait à la satisfaction de tous, il n'y aurait aucune raison de vouloir réformer cette entreprise", fait valoir Guillaume Goubert dans La Croix.

Mais "il était, selon toutes probabilités, possible de réformer la SNCF sans passer par l'épreuve de force générale", juge Laurent Joffrin dans Libération.

"Tache d'huile"

"Pour stigmatiser les tortillards de la réforme, comprenez les gouvernements précédents, on a choisi le changement TGV. L'avenir dira si c'est une erreur d'aiguillage", explique le directeur de Libé.

Emmanuel Macron et le gouvernement "jouent très gros. S'ils cèdent, ils pourront dire adieu, ou presque, au train de réformes qu'ils entendent conduire sur d'autres fronts", affirme Yves Thréard dans Le Figaro.

Le conflit a aussi valeur de test côté syndical. Pour Etienne Lefebvre du quotidien économique Les Echos, "la capacité de mobilisation des cheminots est toujours élevée, tout comme leur pouvoir de nuisance" mais "cela ne veut pas dire que le conflit très dur qui s'amorce va faire tache d'huile".

C'est ce qu'espère l'éditorialiste de L'Humanité, Jean-Emmanuel Ducoin, pour qui "les services publics restent la seule richesse de ceux qui n'ont plus rien". C'est pourquoi "cette inédite bataille du rail est la nôtre".


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