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Téhéran (AFP). Iran/élections: publication partielle des résultats, pas de tendance claire

Les premiers résultats publiés samedi ne permettaient de dégager aucune tendance claire pour les élections en Iran, alors que les alliés réformateurs du président modéré Hassan Rohani espèrent battre les conservateurs en misant sur l'avancée représentée par l'accord nucléaire.

Téhéran (AFP). Iran/élections: publication partielle des résultats, pas de tendance claire
Vote d'une Iranienne le 26 février 2016 à Qom - AFP
Environ 60% des électeurs inscrits se sont rendus aux urnes vendredi pour ces élections organisées pour former le Parlement et l'Assemblée des experts qui nomme le guide suprême. Ces deux instances sont actuellement dominées par les conservateurs. Le président Rohani mise sur l'accord nucléaire de juillet 2015 avec les grandes puissances qui a ouvert la voie à la fin de l'isolement de l'Iran, pour obtenir une majorité au Parlement afin de poursuivre sa politique d'ouverture. Sur des résultats officiels portant sur 56 sièges du Parlement, soit près de 20% des 290 sièges, il y a 19 élus conservateurs, neuf réformateurs, un élu soutenu à la fois par les conservateurs et les réformateurs et 14 indépendants qui ne figurent sur aucune des deux grandes listes, selon l'agence Isna. Parmi ces 14 indépendants, six sont proches des conservateurs et cinq des réformateurs. La tendance des trois autres est inconnue. Un second tour sera organisé, à une date indéterminée, pour 13 sièges non pourvus. A l'élection pour l'Assemblée des experts, le président Hassan Rohani et l'ex-président Akbar Hachemi Rafsandjani, arrivent en tête dans la province de Téhéran sur 1,5 million de bulletins dépouillés (sur un total de 3,9 millions). Les religieux conservateurs, l'ayatollah Ahmad Janati, chef du Conseil des gardiens de la constitution, l'ayatollah Mohammad Yazdi, chef de l'Assemblée des experts, et l'ayatollah Mohammad Taghi Mesbah Yazdi, figurent également en position d'être élus. Les réformateurs espéraient pouvoir les éliminer de l'Assemblée. - 'Moins d'ultraconservateurs' - Le nombre de candidats indépendants élus pourrait laisser présager un glissement vers le "centre". "Ce qui est sûr, c'est qu'il y aura moins d'ultraconservateurs dans le prochain Parlement", a déclaré à l'AFP Said Laylaz, analyste iranien proche des réformateurs. Environ 33 millions des 55 millions d'électeurs ont voté, selon le ministère de l'Intérieur, soit environ 60%, moins que lors des législatives de 2012 (64,2%). A Téhéran, la participation a été de 42%, contre 48% en 2012. Les résultats définitifs, qui devront être confirmés par le puissant Conseil des gardiens de la constitution (conservateur), ne sont pas attendus avant plusieurs jours. Ceux de Téhéran et de ses 5,5 millions d'électeurs sont au plus tôt attendus lundi. Tout au long de la journée de vendredi, de nombreuses files d'attente se sont formées devant les bureaux de vote des grandes villes, dont Téhéran, signe de l'intérêt apparent suscité par ces élections. Les Iraniens étaient appelés à élire les 290 membres du Parlement et les 88 membres de l'Assemblée des experts. Ces élections étaient les premières depuis la conclusion en juillet d'un accord entre les grandes puissances et Téhéran sur le programme nucléaire iranien, qui doit permettre à l'Iran de sortir de son isolement et de relancer une économie affaiblie par près de dix ans de sanctions internationales. La plupart d'entre elles ont été levées mi-janvier au moment de l'entrée en vigueur de l'accord nucléaire. - Réformes avant 2017 - Une majorité favorable de députés, aiderait M. Rohani, élu en 2013, à mettre en place, grâce notamment aux investissements étrangers attendus, une politique de réformes économiques et sociales avant la fin de son mandat en 2017. Les réformateurs avaient en partie boycotté le scrutin de 2012 pour protester contre la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad en 2009, qu'ils jugeaient frauduleuse. Ils étaient cette année au rendez-vous et, pour augmenter leurs chances, ont fait alliance avec les modérés - dont certains peuvent être conservateurs - en présentant une liste commune baptisée "Espoir". Face à eux, une grande coalition des conservateurs qui, en adéquation avec la ligne du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, s'inquiètent d'un risque d'"infiltration" étrangère en cas de victoire des réformateurs et modérés. Bien qu'ayant approuvé l'accord nucléaire, M. Khamenei exprime régulièrement sa méfiance à l'égard des puissances occidentales, en premier lieu les Etats-Unis, accusés de chercher "à s'infiltrer" en Iran.
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