Extrêmes violences conjugales à Caen : deux ans ferme

Le moins que l'on puisse dire c'est que le prévenu, avec ses vingt et une mentions dans son casier judiciaire n'est pas inconnu de la justice et qu'il a une évidente propension pour la violence. A l'issue de l'audience du tribunal de grande instance de Caen (Calvados) de jeudi 28 juin 2018 il écope de deux ans de prison ferme.

Extrêmes violences conjugales à Caen : deux ans ferme

Le prévenu a comparu sous mandat de dépôt et maintenu en détention à l'issue de l'audience. © Joëlle Briant

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Le prévenu âgé de 26 ans a comparu jeudi 28 juin 2018 devant le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) devant répondre de faits de violence conjugale, de violence avec arme, de violation de domicile, de destruction de biens appartenant à autrui, ceci en février, mai et enfin juin 2018 à Caen et à Hérouville-Saint-Clair. Mardi 5 juin 2018 il est placé sous mandat de dépôt.

Un couteau sous la gorge

Ce couple de jeunes parents alterne séparations et réconciliations. La femme déclare qu'elle subit des violences conjugales depuis 2014. À chaque fois qu'elle a voulu rompre, son compagnon l'a relancée et elle dit avoir cédé, plus par peur que par amour. Lors d'une énième séparation la jeune femme s'installe avec ses enfants dans un appartement d'Hérouville-Saint-Clair. Dimanche 3 juin 2018 l'homme s'y présente et cette visite va tourner en scène d'une extrême violence. Il détériore la baignoire, la porte de la chambre, frappe sa compagne et lui met un couteau sous la gorge. Les policiers appelés par les voisins l'entendent hurler à leur arrivée.

"C'est une manipulatrice qui veut m'envoyer en prison"

Le certificat médical fait état de nombreux hématomes et d'une grande anxiété, mais d'aucune lésion due au couteau, ce que relève l'avocat de la défense. Le prévenu quant à lui ne reconnaît que les dégradations sur "un coup de colère" et se présente en victime "C'est elle qui me frappe mais je n'ai jamais voulu porter plainte. C'est une manipulatrice qui veut m'envoyer en prison" La procureure requiert une lourde peine ferme en raison de la dangerosité du prévenu. La défense insiste sur un climat conjugal pathogène "Ce sont des relations toxiques et elle n'y est pas étrangère. Il est arrivé qu'elle le harcèle au téléphone et également que ce soit elle qui lui demande de revenir"

Le prévenu écope de 30 mois dont six mois avec sursis assortis de 24 mois de mise à l'épreuve, ce qui lui totalise deux ans de prison ferme. Il a interdiction d'entrer en contact avec la victime, de se présenter à son domicile et même sur la commune d'Hérouville-Saint-Clair. Il a obligation de soins et d'indemnisations : 600 euros à son ex-compagne et 300 euros à la mère de celle-ci présente aux moments des faits. Enfin, il est maintenu en détention.

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