Emmanuel Macron accueilli par 200 manifestants à Rouen

Emmanuel Macron accueilli par 200 manifestants à Rouen

Plus de 200 personnes se sont mobilisés devant le CHU de Rouen.

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Par : Amaury Tremblay

Le Président de la République, Emmanuel Macron, est venu à Rouen (Seine-Maritime), jeudi 5 avril 2018 pour aborder la question de l'autisme. Un déplacement occulté par les conflits sociaux en cours et par la présence de nombreux manifestants.

Il n'aura pas dérogé à son agenda : le chef de l'État, Emmanuel Macron s'est rendu à Rouen (Seine-Maritime), jeudi 5 avril 2018, pour parler de l'autisme, à la veille de la présentation par son Premier ministre, le Havrais Édouard Philippe, d'un quatrième plan sur ce sujet. Le Président de la République est arrivé aux alentours de 10 heures au CHU de Rouen, accueilli par le maire de Rouen, Yvon Robert, et la préfète de Seine-Maritime, Fabienne Buccio.

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Emmanuel Macron a été accueilli par 200 manifestants de tous bords : cheminots, dockers, personnel des transports en commun, retraités, étudiants ou encore personnel soignant. Dès le petit matin, ils se sont retrouvés devant l'entrée de l'hôpital Charles-Nicolle avant de bloquer pendant près d'une heure les voies du Teor, faisant fasse aux forces de l'ordre.

Échange tendu avec une infirmière

"La santé et en grande difficulté, nous réclamons les moyens nécessaires pour prendre en charge nos patients", explique Émilie Mary, employée au centre hospitalier du Rouvray à Sotteville-lès-Rouen. Elle est venue avec de nombreux collègues pour faire entendre leur désarroi face à la situation actuelle dans son établissement. "Nous ne voulons pas de hausse de salaire ni de prime, mais juste le strict nécessaire pour faire notre travail dans de bonnes conditions", poursuit la jeune femme. Des représentants syndicats du centre hospitalier ont tout de même pu échanger avec des membres du cabinet de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, également du déplacement.

Sous différentes bannières, les manifestants ont voulu faire entendre les difficultés au sein de l'hôpital. - Amaury Tremblay

Lors de sa visite du Centre d'action médico-sociale précoce, Emmanuel Macron a tout de même été interpellé par une infirmière en colère dénonçant des suppressions de poste. "Je suis courtois et vous non [...] ayez la courtoisie de parler d'autisme", a répondu le chef de l'État.

    • Écoutez cet échange tendu :

Relancé par les journalistes sur les conflits sociaux, Emmanuel Macron a refusé de répondre préférant s'exprimer sur le plan concernant l'autisme.

Les étudiants en colère

Un peu plus loin, les étudiants sont aussi venus nombreux pour se faire entendre vis-à-vis de la réforme du bac et de la nouvelle plateforme Parcoursup qui fait débat. "À la base je ne manifeste pas, mais plus le temps passe et plus je suis inquiet pour mon avenir et celui de mes frères et sœurs", affirme Yacim Etlacem.

    • Lire aussi : Emmanuel Macron à Rouen : manifestation des étudiants

Même inquiétude pour les retraités qui se disent pénalisés par la CSG, comme Alain Fertais, 66 ans : "On est à côté d'un établissement hospitalier et il faut défendre nos services publics". "Je ne suis plus tout jeune, mais je me mobilise pour l'avenir de notre pays", ajoute-t-il. La mobilisation n'a pas faibli tout au long de la visite d'Emmanuel Macron au CHU de Rouen. Les manifestants ont espéré voir le chef de l'État qui est resté à distance.

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