Entendu pour quatre délits à Caen, le prévenu confie "mon casier judiciaire me fait peur" 

A Ifs au sud de Caen (Calvados) vendredi 25 août 2017 à 2h30 du matin la police municipale est appelée car des individus dégradent des véhicules en stationnement. L'un d'eux a comparu mercredi 28 février 2018 devant le tribunal de grande instance de Caen (Calvados).

Entendu pour quatre délits à Caen, le prévenu confie "mon casier judiciaire me fait peur" 

L'entrée du tribunal de grande instance de Caen (Calvados)

Par Joëlle Briant

C'est pour répondre de quatre délits qu'un homme âgé de 28 ans a été jugé par le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) mercredi 28 février 2018. Il était entendu pour des dégradations d'un bien appartenant à autrui, conduite sous l'emprise d'un état alcoolique et sans permis et enfin outrages à des personnes dépositaires de l'autorité publique (les deux derniers faits étant commis en récidive) ceci vendredi 25 août 2017 à Ifs, au sud de l'agglomération.

"J'ai voulu danser sur une voiture"

C'est au volant d'une voiture que l'homme est interpellé avec 1,34 g d'alcool par litre de sang. Très énervé, il doit être menotté pour être emmené à l'hôtel de police. N'ayant pas de permis de conduire, il déclare n'en avoir "rien à foutre" et abreuve les agents d'insultes et de menaces de représailles.

Plus tard il avouera avoir consommé beaucoup d'alcool lors d'une fête et avoir eu l'idée de danser sur une voiture. "Les dégradations n'étaient pas volontaires mais c'est n'importe quoi ce que j'ai fait " Néanmoins le pare-brise et le pavillon endommagés représentent plus de 3 000 € en frais de réparations.

28 mentions au casier judiciaire

À la lecture de son casier judiciaire qui comporte 28 mentions il déclare que celui-ci lui fait peur. La procureure requiert 12 mois de prison ferme. Les trois policiers et la victime de dégradations se constituent partie civile.

L'avocate de la défense avance un contexte d'alcoolisation ancien. "Placé en foyer dès l'âge de huit ans, il commence à boire à 13 ans et sombre dans l'engrenage de la délinquance. Aujourd'hui il y a une prise de conscience, il vient de purger une peine de 4 mois, il est donc sevré. Il a plus besoin d'un accompagnement que d'un nouveau séjour en détention."

Le tribunal entend cette plaidoirie et prend en considération l'attitude du prévenu à l'audience. Il écope de 12 mois de prison avec sursis assortis de 24 mois de mise à l'épreuve. Il devra verser 3 189,64 € de préjudice matériel et 300 € de préjudice moral au propriétaire de la voiture ainsi que 250 € à chacun des trois policiers. S'y ajoutent 500 € de frais de justice. Enfin, une injonction de soins lui est faite.

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