Altercation entre voisins pour un problème de stationnement près de Caen

Mardi 17 octobre 2017 en début d'après-midi à Mondeville au sud de Caen (Calvados), une altercation a lieu entre voisins. Les choses dégénèrent au point qu'une famille de trois personnes a comparu mercredi 28 février 2018 devant le tribunal de grande instance de Caen.

Altercation entre voisins pour un problème de stationnement près de Caen

Un couple et leur fils jugés pour une querelle de voisinage qui aurait dégénéré

Par Joëlle Briant

Un couple de quadragénaires ainsi que leur fils âgé de 18 ans ont été jugés par le tribunal de grande instance de Caen (Calvados), le mercredi 28 février 2018. Il leur est reproché la dégradation d'un bien appartenant à autrui en réunion, le mardi 17 octobre 2017, à Mondeville au sud de l'agglomération.

La Mercedes du plaignant bloquée entre deux voitures

À 11h30 ce jour là, exceptionnellement le plaignant gare sa Mercedes le long de la propriété de ses voisins, ne pensant pas les gêner, ceux-ci se garant habituellement dans leur cour. À 13h30 il découvre son véhicule coincé entre les deux voitures du couple. Manœuvrant pour sortir, il heurte leurs pare-chocs, ce qui les alerte. Ils sortent et sollicitent un constat. Ce que l'homme pressé refuse, ne quittant pas son habitacle et poursuivant ses manœuvres. Suite à quoi le couple et leur fils auraient porté des coups sur son véhicule occasionnant plus de 1 600 € de dommages. L'homme âgé de 71 ans affirme également avoir été insulté. Lui et sa compagne souffrant de stress post-traumatique, ils sollicitent 3 000 € de préjudice moral à eux deux.

Contestations des prévenus

La version des prévenus est bien différente : "On lui a dit d'arrêter de foncer dans nos véhicules pour sortir, qu'on allait les déplacer mais il a continué et refusé le constat. En aucun cas nous n'avons mis des coups à sa voiture. Pour nous, il profite de cette situation pour se faire rembourser des dommages dont nous ne sommes pas responsables."

Dossier affligeant

Au vu des casiers judiciaires vierges des trois prévenus, la procureure requiert des peines d'amende avec sursis.

L'avocat de la défense qualifie ce dossier d'affligeant : "Il était si simple de prévenir, de sonner, de dire je suis bloqué... mais non, on fonce et on crie au guet-apens !" Le délibéré sera rendu mercredi 14 mars 2018.

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