Caen : un individu maîtrisé au taser par la police

Caen : un individu maîtrisé au taser par la police

L'intervention de la police se passe mal

Le
Par : Joëlle Briant

Samedi 29 avril 2017 vers 6h du matin la police est appelée pour tapage nocturne dans un immeuble de Caen (Calvados). Un taser sera utilisé pour maîtriser un individu particulièrement opposant. Ce dernier a comparu le mercredi 4 octobre 2017 devant le tribunal de grande instance de Caen.

Un jeune homme âgé de 25 ans a été jugé par le tribunal de grande instance de Caen (calvados) le mercredi 4 octobre 2017. Il lui est reproché rébellion et outrages envers des personnes dépositaires de l'autorité publique, ceci le samedi 29 avril dernier au petit matin dans l'agglomération.

Interpellation au taser

À l'arrivée des agents, l'homme se tient dans la cage d'escalier, énervé et vociférant. Un sachet de poudre blanche est trouvé lors d'une fouille sommaire. Au moment d'être menotté, l'individu s'enfuit en courant. Le taser sera utilisé par deux fois pour le maîtriser. Dans le feu de l'action, un agent se blesse au coude suite à une chute. Placé en cellule de dégrisement, l'homme refuse l'éthylomètre, se montre insultant et se déshabille entièrement. Pour les agents présents à l'audience, il devait être sous l'emprise de cocaïne.

Version différente du prévenu

À l'audience, le prévenu n'a pas tout à fait la même version. "Je n'ai jamais touché à la cocaïne de ma vie mais j'avais bu, c'est vrai. J'étais invité chez des amis qui se sont disputés et une voisine a appelé la police. À leur arrivée je sortais, ils avaient le taser à la main. J'ai peur d'eux car je connais l'incarcération, alors je me suis enfui. Ensuite j'ai pris des coups de taser et j'ai été frappé au visage. Je me suis débattu. Au poste, c'est eux qui m'ont déshabillé pour me fouiller intégralement."

La procureure rappelle les quatorze mentions de son casier judiciaire et son placement en liberté conditionnelle en février dernier. Sont requis 4 mois de prison ferme et la révocation d'un sursis de 18 mois.

"Avoir peur est humain"

Maître Gaillard, l'avocat de la défense s'insurge : "Quand on a connu l'incarcération, quand on fait des efforts de réinsertion et qu'on voit se profiler une garde à vue avec tout ce passé qui va revenir, on a peur, c'est humain, et l'alcool aidant, on oublie le respect des institutions." Il ajoute que l'homme a beaucoup évolué, diverses attestations en témoignent. "Évitez de mettre à plat par votre décision tout ce que cet homme a construit."

Le verdict est attendu au mercredi 18 octobre 2017.


1234
Suivez-nous
Facebook - Tendance Ouest
Twitter - Tendance Ouest
Google plus - Tendance Ouest
Applications - Tendance Ouest

Inscription à la newsletter

Météo
La météo en Normandie
Info Trafic
L'info trafic en Normandie
Pronostics
Les pronostics hippiques