Calvados : le voisin invivable devant le tribunal

Calvados : le voisin invivable devant le tribunal

Le tribunal de grande instance de Caen (Calvados), au bord de l'Orne.

Le
Par : Joëlle Briant

A Caen (Calvados) il ne faisait pas bon vivre dans le même immeuble que cet homme de 31 ans qui a comparu le mercredi 21 décembre 2016 devant le tribunal de grande instance de Caen pour dégradations et violence envers l'un de ses voisins.

En très peu de temps, octobre et novembre 2015, pas moins de trois locataires se sont succédé dans cet appartement de Caen (Calvados), situé au dessus de celui d'un homme qui les a, tour à tour, tous menacés de mort de façon répétée.
Le dernier en date ayant fini par quitter les lieux lui aussi, a porté plainte pour menaces, dégradations et violence. L'homme a dû expliquer son comportement plus qu'asociable devant le tribunal de grande instance de Caen, le mercredi 21 décembre 2016.

Coups de pied et menaces

Dans la nuit du mardi 20 octobre 2015, le prévenu frappe à la porte de la victime en hurlant : "Je vais te tuer ! Tu es mort !"
Le soir du mardi 17 novembre suivant, les choses vont plus loin car l'homme, à force de coups, dégrade la porte de son voisin. Après quoi le locataire reçoit un violent coup de pied dans le péroné.
La mère de l'agresseur, qui vit avec lui, déclare, fataliste : "Il n'y a rien à faire quand il a bu comme ça..."

Comparution immédiate avec mandat de dépôt

Dans le courant de l'année, l'homme a déjà été jugé pour ce genre de délits, mais cette fois, c'est en comparution immédiate avec mandat de dépôt.
En outre, son casier judiciaire parle pour lui : conduite alcoolisée, délit de fuite après accident, violences aggravées, outrage, rébellion, violence sur ascendant...
"C'était une période difficile, je buvais trop...", se justifie-t-il à la barre. Ce à quoi la présidente lui rétorque : "C'est épuisant pour les gens de vivre près de vous !"

Une certaine désinvolture

L'avocat de la partie civile ne lui trouve aucune circonstance atténuante. "Il a fait vivre un calvaire à l'ensemble de l'immeuble durant des mois ! Je lui trouve une certaine désinvolture, l'alcool a bon dos."
Elle ajoute que la victime, n'en pouvant plus, a signifié son congé quelques jours après ces faits et que l'appartement est demeuré vacant durant cinq mois. La perte financière estimée est de 3250 euros, à laquelle il faut ajouter les dégradations de la porte, pour 2621 euros.
Quant à la victime, 3000 euros de préjudice moral sont demandés ainsi que 1000 euros de frais de procédure.

L'affaire en délibéré

La procureure notant que les faits ne sont pas contestés, que des soins sont engagés, requiert six mois de prison avec sursis assortis de 24 mois de mise à l'épreuve ainsi que l'indemnisation des victimes.
L'affaire est mise en délibérée au mercredi 18 janvier 2017.


1234
Suivez-nous
Facebook - Tendance Ouest
Twitter - Tendance Ouest
Google plus - Tendance Ouest
Applications - Tendance Ouest

Inscription à la newsletter

Météo
La météo en Normandie
Info Trafic
L'info trafic en Normandie
Pronostics
Les pronostics hippiques