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L'une ds salles d'audience du tribunal de grande instance de Caen (Calvados) - Joëlle Briant

Le 27 novembre 2016 à 10:40
Par : Joëlle Briant

Alarmé par l'état de démence de son fils, qui casse tout dans sa chambre, un homme résidant à Banville, au nord-ouest de Caen (Calvados), alerte la gendarmerie le mardi 23 août 2016 à 21h.

Le mardi 23 août 2016, à 21h, les gendarmes sont appelés à Banville, au nord-ouest de Caen (Calvados) par un homme déclarant que son fils est en pleine crise de démence.

Mais l'intervention des forces de l'ordre se passe si mal que le fils en question, âgé de 46 ans, a été jugé le jeudi 24 novembre 2016 par le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) pour outrage, rébellion et menace de mort envers des personnes dépositaires de l'autorité publique ainsi que pour détention de stupéfiants.

Violence et menace de mort

À leur arrivée, les gendarmes parviennent à calmer l'individu jusqu'au moment où ils décident de monter dans sa chambre pour évaluer les dégâts. "Tu n'as rien à foutre là-haut!" s'emporte l'homme (et pour cause, il y conserve une réserve de cannabis) Très agité, il assène un coup de poing à l'un d'eux en menaçant de les égorger. La crise de démence est telle qu'un médecin est appelé.

Personnalité perturbée par un viol dans son enfance

À la barre le prévenu retrace un peu son parcours de vie. Après avoir quitté l'armée il est devenu standardiste, mais ne supportant plus l'ambiance de son travail il a dû être mis à pied. Il est donc revenu vivre chez ses parents. ayant des problèmes d'alcool et de drogues, deux stages en addictologie lui ont été bénéfiques. Mais, personnalité perturbée par un viol survenu dans son enfance, l'homme replonge.

Peine dissuasive

Le procureur, Jean-Pierre Triaulaire requiert une peine dissuasive arguant que la vie sociale deviendrait impossible si les problèmes des uns devaient être supportés par les autres. L'homme est condamné à 6 mois de prison avec sursis assortis de 24 mois de mise à l'épreuve ainsi qu'à une injonction de soins. Il devra, en outre dédommager les trois victimes. 300 euros pour deux d'entre eux et 450 euros pour le gendarme blessé.


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