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Calvados. Querelles de voisinage : branches coupées et pneus crevés

Calvados. Querelles de voisinage : branches coupées et pneus crevés

Le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) au bord de l'Orne

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Une quadragénaire a été jugée le mercredi 16 novembre 2016 par le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) après une plainte déposée par son voisin. Il l'accuse d'avoir crevé les pneus de deux véhicules garés dans sa cour, dans une commune rurale au nord de Caen, dans la soirée du vendredi 18 avril 2014.

A la suite d'une plainte pour dégradations, faits survenus dans une commune rurale au nord de Caen (Calvados), le vendredi 18 avril 2014 vers 19h, une femme âgée de 45 ans a comparu le mercredi 16 novembre 2016 devant le tribunal de grande instance de Caen.

Tous les pneus crevés

Dans la soirée du vendredi 18 avril 2014, un homme constate des dégradations sur les deux véhicules garés dans sa cour. Il s'agit d'un 4x4 et d'une voiture dont tous les pneus ont été crevés. Les soupçons se portent d'emblée sur sa voisine car des connaissances de celle-ci lui auraient confié : "Elle a menacé de le faire car vous lui avez coupé les branches de son prunier qui dépassaient sur votre terrain."

Un conflit vieux de plus de dix ans

A la barre, la prévenue explique : "Depuis 2005, je suis harcelée quasi quotidiennement à cause d'un mur qui s'est effondré. Je subis des insultes et des doigts d'honneur sans pouvoir le prouver. Et il est vrai qu'il a coupé mon arbre sans me consulter. Mais ce n'est pas moi qui ai crevé ses pneus, j'en serais physiquement incapable !"

Déjà mise en cause pour dégradations en 2015

Néanmoins, la femme reconnaît qu'en 2015, sur un coup de colère, elle a envoyé un seau de sa propre urine sur le linge de ses voisins mis à sécher. "J'ai ensuite été menacée de mort", insiste-t-elle.
Éducatrice spécialisée, socialement bien intégrée, elle a néanmoins trois condamnations pour conduite alcoolisée dans son casier judiciaire. A la question de la présidente s'enquérant du fait qu'elle avait pu boire ce soir-là, elle répond que non, sa consommation étant très occasionnelle. "Pourquoi des témoins vous mettent-ils en cause ?" "Pour me nuire, ils sont de mèche".

Délibéré au 23 novembre

L'avocat de la partie civile parle de faits d'une grande gravité : "Sa culpabilité parait évidente. Pour ce faire, elle a dû pénétrer chez son voisin avec un couteau de cuisine. Il est bien évident que la victime s'inquiète de sa prochaine visite !"
La partie civile sollicite 1600 euros de dommages et intérêts. La procureure, quant à elle, requiert un mois de prison avec sursis. L'affaire est mise en délibéré au mercredi 23 novembre 2016.


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