En ce moment : MON EPOQUE - KYO Ecouter la radio

Rouen. Lubrizol : quelles conséquences pour l'environnement et pour l'agriculture ?

Juste après le début de l'incendie de Lubrizol de jeudi 26 septembre 2019, les premières craintes liées à la pollution sont apparues, notamment chez les éleveurs et les maraîchers, qui sont en première ligne.

Publié le 27/09/2019 à 14h01 - Par Aurélien Delavaud
Rouen. Lubrizol : quelles conséquences pour l'environnement et pour l'agriculture ?
Pascal Prévost était rassuré de ne pas trouver de suie sur ses légumes, à Quincampoix. - Aurélien Delavaud

Alors que l'incendie était encore virulent sur le site de Lubrizol, le jeudi 26 septembre 2019, les retombées se faisaient déjà ressentir au nord de l'agglomération rouennaise (Seine-Maritime). Nuage de fumée opaque, odeur incommodante, ou encore pluie colorées par les suies ont fait l'objet de nombreux partages d'images et de commentaires des habitants sur les réseaux sociaux. Très rapidement, c'est la question de la pollution des sols qui s'est posée.

Des mesures de précaution

Dans l'après-midi, malgré des annonces indiquant qu'il n'y avait aucun risque sanitaire majeur lié aux fumées, la préfecture a pris une décision forte auprès des agriculteurs, éleveurs et autres maraîchers des environs de Rouen : leur faire rentrer les troupeaux, faire attention à ce que rien de souillé ne soit consommé et ne pas récolter les fruits et les légumes, par mesure de précaution.

Quelques heures après le début du sinistre, Pascal Prévost était pourtant soulagé : les deux bottes dans la boue, entre ses rangs de légumes et ses serres, ce maraîcher de Quincampoix (Seine-Maritime) constatait que les dépôts noirâtres avaient épargné les feuilles de ses choux et de ses salades. "Je pense que cette bruine qui tombe fait du bien, ça lave, comme le vent qui souffle et qui dissipe la fumée. On est bien aidés par la situation du plateau, en fait", estimait le maraîcher.

"La transparence évitera de nombreux fantasmes"

Soulagé, il reste lucide pour autant : "Il n'y a rien de visible, mais il faudra faire quand même attention. Nous laverons bien nos légumes, comme d'habitude, et il faudra conseiller à nos clients de le faire aussi. Et puis, il faudra faire des analyses précises, notamment dans la terre, pour nous assurer que tout va bien sur le long terme. C'est cette transparence qui évitera de nombreux fantasmes."

D'un naturel optimiste, Pascal Prévost préfère ne pas trop s'alarmer tant que tous les résultats d'analyses ne sont pas connus, et espère pouvoir discuter de la situation de vive voix avec ses clients sur les marchés. En attendant, il poursuivra dans son exploitation la transition entre les légumes d'été et ceux du début de l'automne.

Réagir à cet article
Envoi en cours...
En direct
Inscrivez vous à la newsletter
La météo avec Tendance Ouest
Les pronostics avec Tendance Ouest
L'horoscope de Tendance Ouest
Les jeux de Tendance Ouest
Les petites annonces avec Tendance Ouest
L'emploi avec Tendance Ouest
L'agenda des sorties de Tendance Ouest
Les concerts avec Tendance Ouest
Les replays de Tendance Ouest
L'application mobile de Tendance Ouest
Rouen. Lubrizol : quelles conséquences pour l'environnement et pour l'agriculture ?