Le nord de la Métropole de Rouen bientôt chauffé au bois

Depuis 2015, c'est la Métropole de Rouen (Seine-Maritime) qui gère les réseaux de chaleur qu'elle entend développer, notamment sur sa partie nord, pour un chauffage plus écologique et plus économique.

Le nord de la Métropole de Rouen bientôt chauffé au bois

Une chaudière au bois exploitée par Coriance est déjà en service pour alimenter le réseau de chaleur de Mont-Saint-Aignan.

Par Pierre Durand-Gratian

Les travaux doivent commencer en septembre 2018. Le réseau de chaleur du nord de la métropole va considérablement se développer. En plus du nord de Rouen et d'une partie de Bihorel, il englobera Bois-Guillaume et Darnétal (Seine-Maritime). "Les réseaux étaient auparavant gérés au niveau communal. Nous pouvons les étendre et les adapter à la bonne échelle depuis que la compétence est métropolitaine", explique Cyrille Moreau, vice-président de la Métropole en charge de l'environnement.

Une nouvelle chaudière biomasse, c'est-à-dire alimentée par du bois, sera construite et livrée d'ici 2021 pour alimenter ce réseau de chaleur. Il permettra de chauffer les bâtiments publics, les immeubles collectifs, et peut-être, à terme, les logements individuels. "Avec l'augmentation régulière des énergies fossiles, il deviendra bientôt rentable de raccorder des logements individuels à ces réseaux".

Les réseaux de chaleur, première source d'énergie renouvelable

L'élu rappelle que ces réseaux de chaleur représentent la principale source d'énergie renouvelable du territoire. Sur le réseau nord, qui sera géré par Dalkia, une filiale d'EDF, 80 % des bâtiments raccordés seront à terme chauffés au bois. Une ressource qui provient quasi intégralement de la Région et qui est entièrement renouvelable.

Pour l'usager, c'est avant tout un avantage économique. La facture de chauffage a baissé en moyenne de 40 % à Mont-Saint-Aignan quand une chaudière biomasse a remplacé progressivement la chaudière à gaz.

Et le potentiel est élevé dans la Métropole pour ses réseaux de chaleur. Elle entend passer de 30 000 équivalents logements chauffés actuellement à 100 000 à l'horizon 2030, en développant aussi un réseau de chaleur pour la rive gauche, à Petit-Quevilly, Grand-Quevilly, Saint-Sever, Saint-Étienne-du-Rouvray et Sotteville-lès-Rouen. Un réseau qui serait alimenté uniquement par de l'énergie de récupération depuis l'usine d'incinération de déchets de la Métropole. Le conseil métropolitain doit se prononcer sur la question par un vote dans les prochaines semaines.

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