Vivre sur la Seine, une vie au fil de l'eau

Vivre sur la Seine, une vie au fil de l'eau

La vie sur une péniche, à Rouen, offre de beaux points de vue comme celui sur la colline Sainte-Catherine ou sur les événements sur les bords de Seine comme les 24 Heures Motonautiques ou le feu d'artifice du 14 juillet. © Alexis Delacvivier

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Que signifie vivre sur une péniche dans une ville ? Rencontre avec un propriétaire amarré à l'année au quai du Pré aux Loups, à Rouen (Seine-Maritime).

Dès le premier pas dans la pièce principale de la péniche, l'impression d'espace est troublante. C'est Yann Le Bars, ancien marinier, qui reçoit dans ce logement atypique stationné à l'année le long du quai du Pré aux Loups, à Rouen (Seine-Maritime). D'emblée, il met l'accent sur sa volonté de conserver le bâtiment datant de 1932 "dans son jus". Les hublots rivetés, le moteur de 600 chevaux ou la barre ont été conservés lors de l'acquisition de l'embarcation en 2012. Les travaux d'aménagement sont encore en cours quelques années plus tard. Il faut dire que remodeler un volume de 140 m² habitables, anciennement dévolus au transport en vrac, demande une dose de patience.

Plus d'avantages que de contraintes

La Mouche, patronyme de cette péniche de 30m de long pour 5m de large, s'est autrefois attachée à livrer de la paraffine entre les ports du Havre et de Gennevilliers, en région parisienne. Aujourd'hui c'est une famille comptant plusieurs adolescents qui l'occupe à l'année et personne ne compte revivre de sitôt sur le plancher des vaches. Les contraintes quotidiennes y sont peu importantes, "le roulis est inexistant hormis un léger tangage lors des changements de marée", soit deux fois par jour. Les plaisirs y sont bien plus nombreux, comme le luxe d'admirer les 24 Heures Motonautiques ou le feu d'artifice du 14 juillet aux premières loges. Il n'est pas rare de croiser des mouettes sur le pont ou même de retrouver des œufs de cane déposés en sécurité dans un recoin du bateau.

Évidemment, il existe quelques contraintes. Surtout au niveau de la sécurité. C'est pourquoi la gendarmerie fluviale de Rouen effectue périodiquement des vérifications sur les moyens de sauvetage du navire. Il doit impérativement contenir autant de bouées de sauvetage que d'occupants mais également un canot de survie en état de fonctionnement. Dans le même registre, chaque décennie, l'embarcation subit un sondage complet de sa coque, ce qui nécessite une sortie d'eau et le passage d'un expert. Une démarche assez coûteuse, 10 000 € au minimum, lorsque l'on sait qu'une péniche pèse de 100 à 300 tonnes.

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