SAMU en Normandie : "c'est un vrai métier, pas une simple réponse téléphonique"

SAMU en Normandie : "c'est un vrai métier, pas une simple réponse téléphonique"

À Caen, 460 appels sont traités chaque jour en moyenne. À Rouen, c'est plus de 800. © Gilles Anthoine

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Par : Célia Caradec

Après la mort de Naomi Musenga à Strasbourg, le chef du SAMU de Caen (Calvados) revient sur le fonctionnement de la régulation médicale en Normandie. Il traite 460 appels par jour. À Rouen (Seine-Maritime), la moyenne est de 820 appels.

Le système de régulation médicale français, assuré par le SAMU, est au cœur de l'actualité nationale après la plainte déposée vendredi 11 mai 2018 par les proches de Naomi Musenga, dont l'appel de détresse n'avait pas été pris au sérieux par une opératrice du SAMU de Strasbourg, en décembre. La jeune femme avait succombé quelques heures plus tard.

"Il y a un grand sentiment de tristesse évidente et d'amertume" réagit Éric Roupe, chef du SAMU de Caen, mardi 15 mai 2018 sur l'antenne de Tendance Ouest.

AUDIO - Invité de la rédaction : Éric Roupie, chef du SAMU de Caen

À Caen, les assistants de régulation médicale (ARM) du SAMU traitent 460 à 480 appels en moyenne par jour, avec des pics d'activité à 800 appels. À Rouen, la moyenne est de 820 appels chaque jour.

Que se passe-t-il quand le patient téléphone ? "Le processus immédiat c'est de décrocher: l'assistant de régulation médical prend en compte l'appel, fait en sorte d'enregistrer une adresse et surtout un motif de recours, détaille Éric Roupie, si c'est une demande médicale, comme dans 80 % des cas, l'appel est transmis à un médecin régulateur".

De l'ambulance au simple conseil

L'enjeu pour le SAMU est alors d'adapter les moyens qu'il va engager aux besoins du patient. "Nous totalisons 4800 envois d'ambulances de réanimation tous les ans, sur le périmètre caennais". Le reste des interventions peut être l'envoi d'un moyen non médicalisé, comme une ambulance, ou d'un médecin généraliste qui assurent aussi des gardes. Cela peut, enfin, être un simple conseil téléphonique, toujours apporté par un médecin, hospitalier ou généraliste, si c'est un besoin médical non urgent.

"Tous les systèmes sont perfectibles et évidemment la question des moyens se pose" estime Éric Roupie. À Caen, nous avons augmenté le nombre d'ARM, qui sont la colonne vertébrale du système, et on va encore recruter". Le chef du SAMU rappelle néanmoins que les assistants sont avant tout formés. "Ce n'est pas une simple réponse téléphonique, mais un vrai métier".


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