Seine-Maritime : prison avec sursis pour des violences sur son fils

Seine-Maritime : prison avec sursis pour des violences sur son fils

Le prévenu a été jugé pour avoir notamment menacé son fils avec une machette.

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Par : Patrick Joliff

Un prévenu a comparu lundi 12 février 2018 devant le tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime). Il est accusé de violences volontaires à l'encontre d'un mineur de 15 ans, en l'occurrence son fils.

C'est le 1er mars 2017, à Saint-Germain-des-Essourts (Seine-Maritime) que la mère de la victime porte plainte contre son ex-mari pour violences envers leur fils. Divorcée depuis plusieurs années, elle lui confie ses trois enfants le samedi après-midi dont la victime, mineur de moins de 15 ans, qu'ils ont en commun. Le 28 janvier 2017, elle constate, au retour des enfants au domicile maternel, le jeune adolescent en pleurs et l'air fermé.

Il finit par raconter la scène qu'il a vécue : alors qu'il regardait la télévision, son père indispose son fils en lui pinçant les cuisses et lui demandant de venir "se battre" avec lui, puisqu'il avait "insulté sa mère", d'après le prévenu. Devant le mutisme de la victime, il sort une machette qu'il place sous le menton de l'enfant. Les deux autres enfants présents quittent la pièce pour se cacher. Après le dépôt de plainte, l'enfant est entendu par les gendarmes.

Une "irresponsabilité consternante"

Devant le peu de suites données à sa plainte, la mère de l'adolescent contacte à nouveau les gendarmes en ajoutant à sa déposition un grand nombre de SMS échangés avec son ex-mari, tous insultants et revanchards devant la nouvelle vie de son ex-conjointe. Elle déclare également qu'il persiste à faire du chantage affectif sur ses enfants. Le 22 octobre 2017, le prévenu est convoqué par les gendarmes. Il leur remet, à cette occasion, la machette qu'il détient.

À la barre, il déclare : "Je ne me souviens plus de mes gestes", avouant avoir une addiction certaine à l'alcool qui relativise selon lui sa responsabilité. Son casier judiciaire ne fait mention d'aucune condamnation. Pour la partie civile, "c'est une affaire consternante d'irresponsabilité chez le prévenu", et le ministère public se demande : "Quel avenir le prévenu prépare-t-il à son enfant ?" Reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés, le tribunal le condamne à cinq mois de prison avec sursis.


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