Calvados : il conduit alcoolisé pour rejoindre son copain au commissariat

Calvados : il conduit alcoolisé pour rejoindre son copain au commissariat

L'un des couloirs du tribunal de grande instance de Caen (Calvados);

Le
Par : Joëlle Briant

À Caen (Calvados), dans la nuit du samedi 20 mai 2017, un jeune homme qui conduisait en état d'ivresse refuse de se soumettre aux tests de dépistage d'alcoolémie. Le tribunal de grande instance de Caen l'a jugé en son absence le mercredi 2 août 2017.

Mercredi 2 août 2017, Mohammed Bellarbi, Algérien de 19 ans, a été jugé par le tribunal de grande instance de Caen (Calvados). Il lui est reproché : conduite en état d'ivresse, refus de se soumettre aux vérifications tendant à établir un état alcoolique et rébellion. Ceci dans l'agglomération le samedi 20 mai 2017 à 3h30 du matin.

Il se rend ivre au commissariat

À la suite d'un contrôle routier quai de juillet à Caen, la police emmène au commissariat le conducteur d'un véhicule positif à l'éthylotest. Le passager reste quant à lui sur place expliquant qu'il ne conduisait pas car il avait bu. Arrivés à destination les policiers constatent que ce dernier les a suivi... en voiture ! Pour l'appréhender et l'emmener dans les locaux, des renforts sont nécessaires car l'homme s'agrippe aux grilles de l'hôtel de police. Tout ce bruit fait sortir son copain du commissariat pour lui venir en aide.

L'homme se dit violenté par les agents

Les agents finissent par maîtriser l'individu qui titube, parle fort, sent l'alcool et se montre agressif. Il refuse de souffler dans l'éthylomètre mais accepte une prise de sang qui ne sera pratiquée que bien des heures plus tard. À ce moment il a encore 0,80g d'alcool par litre de sang.

En garde à vue, il nie l'intégralité des faits : il avait bu, oui mais juste quelques bières. Il n'est pas venu en voiture, ce sont des personnes "gentilles" qui l'ont emmené. Pour finir, il prétend avoir été violenté par les policiers. Un certificat médical fait état de nombreuses ecchymoses et de douleurs à l'épaule. Interrogés, les agents relatent une interpellation difficile et musclée.

Peine ferme requise

Dans le casier judiciaire du prévenu, on trouve trois mentions : conduite alcoolisée, dégradations et violences. Le procureur en requérant 6 mois de prison ferme parle d'une affaire peu commune.

Au final, Mohammed Bellarbi écope de 4 mois de prison ferme et de 10 mois de suspension de permis. Il devra verser 200 euros de préjudice moral aux policiers ainsi que 500 euros de frais de dossier.


1234
Suivez-nous
Facebook - Tendance Ouest
Twitter - Tendance Ouest
Google plus - Tendance Ouest
Applications - Tendance Ouest

Inscription à la newsletter

Météo
La météo en Normandie
Info Trafic
L'info trafic en Normandie
Pronostics
Les pronostics hippiques