L'usine Isigny-Sainte-Mère nous a exceptionnellement ouvert ses portes

Dans le cadre de son partenariat avec l'entreprise chinoise Biostime, leader mondial de la nutrition infantile, la coopérative Isigny-Sainte-Mère a décidé d'ouvrir les portes de son usine, mardi 26 juin 2018. Reportage.

L'usine Isigny-Sainte-Mère nous a exceptionnellement ouvert ses portes

L'usine Isigny-Sainte-Mère, située à Isigny-sur-mer (Calvados), nous a exceptionnellement ouvert ses portes.

Par Solenn Boulant

C'est une première pour la coopérative Isigny-Sainte-Mère, située dans le Calvados. L'usine normande, spécialisée en produits laitiers, a exceptionnellement ouvert ses portes aux journalistes, mardi 26 juin 2018. Depuis 2013, elle est en partenariat avec l'entreprise chinoise Biostime, spécialisée dans le développement et la commercialisation de produits de nutrition infantile. Le groupe H&H (Health&Happiness), qui détient Biostime, est quant à lui un géant économique chinois, côté à la bourse de Hong Kong. Il détient également 20% du capital d'Isigny Sainte-Mère. "Chaque jour, 100 000 boîtes de poudre de lait infantile sortent de l'usine, cela permet de nourrir deux millions de bébés" explique Gérald Andriot, directeur des opérations de la coopérative, qui compte environ 900 salariés.

L'ouverture des portes de la coopérative est donc une initiative du groupe chinois. "Plus que d'ouvrir les portes de l'usine, l'idée est de faire comprendre et de montrer l'ensemble de la production d'un produit" indique Claire Vandroy, directrice marketing du groupe H&H. Rassurer les consommateurs, un an et demi après le scandale Lactalis qui a contaminé une trentaine de nourrissons ? Peut-être. Ce qui est sûr, c'est qu'à l'automne prochain, le groupe se donne pour objectif de commercialiser ses boîtes de lait dans les pharmacies françaises.

Une hygiène renforcée

Avant d'entrer dans l'usine, petit briefing de sécurité, non sans importance. "Laissez vos sacs et vos affaires dans cette salle, on ne veut aucun téléphone sur le site. On va vous donner des chaussures de sécurité ainsi qu'un gilet jaune à enfiler par-dessus vos vêtements. Il va aussi falloir enlever vos bagues, bracelets et colliers" explique Gérald Andriot. Tout le monde s'exécute. Une fois dépouillés, nous marchons vers une navette qui nous emmène sur le site de l'usine. Nous enfilons une tenue de sécurité complète, soit deux combinaisons de protection, une charlotte et des sur-chaussures jetables. Après deux lavages de mains successifs, la visite peut enfin commencer.

Avant la visite, il faut enfiler des gilets de sécurité et des chaussures spéciales. - Solenn Boulant

Une visite vite expédiée

Après quelques pas à l'intérieur de l'usine et des explications sur la fabrication du lait en poudre, il est temps de partir. Nous nous voyions déjà accéder à la tour de séchage et au mélange des ingrédients. Raté, ce sera pour une prochaine fois, puisque seul le conditionnement a été dévoilé. Tri, emballage mise en carton des boîtes de lait, seule la phase finale de fabrication des boîtes de lait était accessible. "La tour de séchage et le mélange des ingrédients sont des zones ultra-sensibles auxquelles le public ne peut pas accéder" se défend Claire Vandroy. Une précaution que l'on ne peut pas blâmer, à l'heure où le scandale Lactalis reste toujours ancré dans la mémoire des consommateurs.

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