Un homme se tue en Ferrari sur la base aérienne 105 dans l'Eure

Un homme de 38 ans s'est tué dans un accident en Ferrari lors d'un événement privé organisé sur la base aérienne 105 d'Évreux (Eure), dimanche 10 juin 2018. Une enquête est en cours pour faire toute la lumière sur les circonstances du drame.

Un homme se tue en Ferrari sur la base aérienne 105 dans l'Eure

L'accident s'est produit lors d'un événement privé sur la base aérienne 105 à Évreux. © Google street view

Par Pierre Durand-Gratian

Un homme de 38 ans a perdu la vie dans un accident de Ferrari sur la base aérienne 105 à Évreux (Eure), dimanche 10 juin 2018. Il a perdu le contrôle de son véhicule sur un événement privé organisé "dans le cadre d'une convention entre le commandant de base et une association, les deux ponts de l'Eure", explique le colonel Olivier Celo, porte-parole de l'armée de l'air. C'est dans ce cas précis l'association qui est entièrement responsable de la sécurité de l'événement.

"La base établit des règles à respecter, notamment que tous les conducteurs soient connus en amont de l'événement, que les conducteurs soient briefés sur la sécurité (...). Ensuite la base met à disposition la piste mais toute l'organisation de l'événement est faite par l'association". La base 105 n'aurait donc aucune responsabilité dans l'accident selon le colonel.

Une faute de pilotage ?

"Le conducteur avait rempli les formalités administratives obligatoires et a suivi un briefing de sécurité", assure le colonel Celo. Une distance de freinage de 500 mètres était notamment à respecter avant la fin de la piste. Une distance signalée sur le côté de la piste à la fois par des panneaux et des commissaires de piste. "Le conducteur avait fait plusieurs tours de piste sans qu'il n'y ait de problème. Un commissaire lui a signalé qu'il arrivait à trop grande vitesse avant l'accident mais n'a constaté aucune réaction. Le pilote a ensuite perdu le contrôle de la voiture."

L'enquête débute seulement et devra vérifier qu'il n'y a "eu aucun manquement à la sécurité", précise Éric Neveu, procureur adjoint. "Aucun élément flagrant ne le laisse penser". L'enquête devra déterminer s'il s'agit d'une erreur de conduite ou d'une défaillance technique. "Tout reste ouvert pour l'instant", indique le magistrat. Elle a été confiée à la section de recherche de la gendarmerie de l'air de Villacoublay (Yvelines).

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