À Elbeuf, un père de famille violent avec sa femme et ses enfants

Un père de famille a été jugé, lundi 5 mars 2018, devant le tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime). L'homme est accusé de violences sur sa conjointe et ses enfants qui sont âgés de moins de 15 ans.

À Elbeuf, un père de famille violent avec sa femme et ses enfants

Le père, accusé de violences sur sa compagne et ses enfants, a été condamné à de la prison avec sursis.

Par Patrick Joliff

Un prévenu a été appelé à la barre du tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime), lundi 5 mars 2018. L'homme est accusé de violences sur sa conjointe et ses enfants. La découverte des faits a lieu à Elbeuf (Seine-Maritime), le 13 octobre 2017, lorsque le collège de la fille du prévenu l'envoie à l'hôpital. La jeune fille se plaint alors de maux de tête et de douleurs au ventre. Le personnel soignant l'interroge, elle décrit le climat de violence qui règne chez elle, son père étant régulièrement violent avec sa mère et ses frères et sœurs.

L'administration hospitalière signale alors le danger aux services de police. Entre-temps, averti par le collège, le père de l'enfant se rend à l'hôpital, force les portes en dépit des interdictions et accède à la chambre de sa fille. Il l'insulte et lui reprocher de vouloir lui nuire. La police intervient et le prévenu est placé en garde à vue. Il reconnaît des problèmes familiaux et son énervement fréquent quand il consomme de l'alcool.

Des violences régulières

La mère de famille est entendue à son tour et décrit un mari violent qui casse des objets au domicile, mais minimise les effets de sa violence en considérant que "ce n'est pas si grave". Le frère de la victime, que son père a déjà voulu étrangler, est entendu à la barre et explique qu'il s'est souvent interposé entre sa mère et son père lorsque celui-ci l'agressait. Il a également tenté de raisonner son père quant au langage ordurier qu'il emploie lorsqu'il a des accès de colère.

"Ma fille a de mauvaises fréquentations", dit-il à la barre, en ajoutant qu'il agit ainsi "pour son bien". À son casier judiciaire, une mention est portée pour conduite en état d'ivresse. Pour la partie civile, "le mal dure depuis trop longtemps", et le ministère public ajoute que "le prévenu doit admettre une vérité accablante". Sa défense assure que "les limites de l'inacceptable ont été atteintes et qu'il le sait". Reconnu coupable, le mis en cause est condamné à dix mois de prison avec sursis ainsi qu'à une mise à l'épreuve de deux ans.

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