Il accuse son ami de vol

Il accuse son ami de vol

Le prévenu est accusé de vol dans une grande surface du Grand-Quevilly.

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Par : Patrick Joliff

Le prévenu a été jugé vendredi 2 février 2018 devant le tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime) pour comparution immédiate pour des faits de vol à l'étalage avec violences.

Mardi 30 janvier 2018, Loïc Leroux, 33 ans, se trouve dans une grande surface du Grand-Quevilly (Seine-Maritime) avec un ami pour y faire quelques courses en prévision d'une soirée. Dans les allées du magasin, il perd son ami de vue et entend du bruit dans la galerie marchande. C'est celui-ci que les vigiles arrêtent pour flagrant délit de vol à l'étalage : il cache en effet une bouteille de whisky sous son manteau.

Une bagarre se déclenche, le prévenu arrive à son tour pour rejoindre son ami sous les coups échangés, il est lui-même malmené dans l'altercation. Son ami prend la fuite et le prévenu tente de le suivre, mais il est à nouveau immobilisé. Il se débat et mord un vigile qui obtiendra, après examen médical, 21 jours d'incapacité temporaire de travail. À l'issue de la bagarre, le responsable du magasin appelle la police et le prévenu est finalement entendu au commissariat.

Une liberté fragile

Si le délit semble mineur, ses conséquences sont multiples pour le prévenu qui a purgé une peine de dix ans de prison et a été libéré en mars 2017. Tout nouveau délit fragiliserait sa récente mise en liberté compte tenu des 11 condamnations pour vols et violences qui figurent sur son casier judiciaire. Lors de son audition, il se dit victime de cet ami, lequel est, selon lui, le seul responsable du vol.

À la barre, il déclare en effet : "je n'ai rien volé mais j'ai été agressé". La vidéosurveillance du magasin, analysée par les policiers, montre néanmoins un déroulement des faits conformes à ceux qui figurent à l'instruction du dossier. Pour la partie civile, "les faits ne peuvent être contestés", et le ministère public soutient que "la participation aux faits est flagrante pour le prévenu". Sa défense affirme "qu'il fait tout pour ne pas réitérer ses erreurs". Après délibération, le tribunal le déclare coupable et le condamne à 18 mois de prison dont six mois de sursis avec mise à l'épreuve et prononce son maintien en détention.


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