Deux ans ferme pour un car jacking en Seine-Maritime

Un prévenu, âgé de 38 ans, a été cité à la barre du tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime), vendredi 23 février 2018. Il était accusé de vol avec violences en réunion et en récidive légale après des faits commis à Saint-Aubin-sur-Scie.

Deux ans ferme pour un car jacking en Seine-Maritime

L'homme a volé une voiture à Saint-Aubin-sur-Scie, le 8 juillet 2017.

Par Patrick Joliff

Nicolas Coden, âgé de 38 ans, a été jugé, vendredi 23 février 2018, devant le tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime) pour vol avec violences en réunion et en récidive légale. Les faits se sont produits à Saint-Aubin-sur-Scie, le 8 juillet 2017, vers 23 heures. La victime se gare devant son domicile et consulte son portable à l'intérieur de son véhicule. Elle ne prête pas attention à un individu qui s'approche et finit par taper à la vitre.

Le conducteur entrouvre sa vitre et se fait surprendre par le prévenu qui passe son bras à l'intérieur de l'habitacle, déverrouille la fermeture des portières et ouvre la porte. L'homme, à l'aide d'un complice caché non loin, empoigne la victime pour l'extraire de son véhicule tout en lui posant un couteau sous la gorge, s'emparant au passage de son portable. Il a ensuite démarré la voiture et prend la fuite.

Localisé avec le téléphone

La victime porte plainte le jour même. Tandis que les policiers entament une recherche à partir du bornage du téléphone et le localisent près du Havre (Seine-Maritime). Entre-temps les voleurs, tombés en panne d'essence, se sont emparés d'un autre véhicule. Le portable a ensuite été repéré, permettant l'interpellation du prévenu.

Placé en garde à vue, il déclare avoir agi sous la contrainte de son acolyte qui menaçait sa famille s'il ne voulait pas l'aider. Une perquisition, menée à son domicile, permet de retrouver plusieurs objets volés lors d'un précédent délit. À la barre, le prévenu déclare avoir "besoin d'argent". À son casier judiciaire figurent trois mentions pour vols avec violences, plaçant le mis en cause en état de récidive légale. La victime, quant à elle, a obtenu trois jours d'incapacité temporaire de travail.

Maintien en détention

Pour la partie civile, "la victime a subi un traumatisme moral et physique", tandis que le ministère public insiste sur "l'intention grave d'utiliser une violence délibérée". La défense du prévenu s'interroge sur "le rôle que le prévenu a réellement joué dans cette affaire". Après délibération, le tribunal le condamne à quatre ans de prison dont deux assortis du sursis, ainsi qu'à une mise à l'épreuve de deux ans. Il prononce également son maintien en détention.

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