La Seine-Maritime accusée d'abandonner quatre migrants mineurs à leur sort

La Seine-Maritime accusée d'abandonner quatre migrants mineurs à leur sort

Médecins du monde avait déjà organisé une manifestation à Rouen pour rappeler le Département à ses devoirs.

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Par : Aurélien Delavaud

Depuis plusieurs semaines, la prise en charge des migrants mineurs et isolés pose question en Seine-Maritime. Le 19 juillet dernier, une décision de justice rappelait le Département à ces obligations de prise en charge envers six d'entre-eux. Trois semaines plus tard, Médecins du monde veut que cette obligation soit respectée.

La victoire obtenue devant le tribunal administratif le 19 juillet dernier a désormais un goût amer. Malgré l'obligation de prendre en charge six migrants mineurs et isolés qui vivaient dans la rue en Seine-Maritime, Médecins du monde remonte au créneau ce lundi 7 août 2017 et accuse le Département de ne s'être occupé que de deux d'entre-eux, laissant les quatre autres à l'abandon.

"Rien ne se passe"

"Il en reste quatre encore, dont un qui doit bénéficier d'une prise en charge et d'un suivi psychologique qui n'est pas effectif, décrit Hélène Ménard, coordinatrice régionale de Médecins du monde. Malgré la décision du juge, rien ne se passe. On est démunis..."

Démunis mais pas abattus, car l'association étudie à l'heure actuelle les différentes possibilités pour faire appliquer la décision de justice. Mais si Hélène Ménard est aussi surprise, c'est parce que "l'État et le Département ont les solutions à leur portée pour trouver des places d'hébergement." Surtout parce que le tribunal administratif a condamné le Département à 100€ d'amende par jour et par mineur isolé qui n'est pas pris en charge. Selon ce barème, le Département payerait donc 400€ d'amende chaque jour pour les quatre mineurs dont il ne s'occupe pas.

Les associations assurent l'intérim

Si ces quatre jeunes ne sont pas laissés à la rue grâce à l'implication d'associations locales, leur situation reste tout de même très précaire. "Pour le moment on leur donne un toit, c'est tout. Ces jeunes, normalement, dans le cadre de l'Aide sociale à l'enfance, ils ont droit à plus que ça. C'est l'hébergement, la scolarité, la prise en charge médicale... Au même titre qu'un mineur français, car il n'y a pas de différence entre un mineur français et étranger selon la Convention internationale des droits de l'enfant."

Si l'association ne veut pas communiquer pour le moment sur les détails des solutions qu'elle étudie, Médecins du monde espère trouver un recours juridique pour que la décision prise en juillet soit entièrement appliquée dans les plus brefs délais.


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