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Accident à la centrale nucléaire de Paluel : le réacteur à l'arrêt jusqu'en mars 2017

Accident à la centrale nucléaire de Paluel : le réacteur à l'arrêt jusqu'en mars 2017

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Le 31 mars 2016, un générateur de vapeur dans le bâtiment du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Paluel (Seine-Maritime) a chuté. a commission locale d'information nucléaire (CLIN)

La Commission locale d'information nucléaire (CLIN) de Paluel-Penly était réunie ce mercredi 4 mai, à l'Hôtel communautaire de la communauté de communes Côte d'Albatre, à Cany-Barville. Plusieurs élus y participaient ainsi que des autorités et des responsables régionaux et locaux du nucléaire.

Brice Farineau, directeur du Centre de production électrique de Paluel, a donné plus d'éléments sur l'incident qui s'est produit le 31 mars 2016 dans le bâtiment réacteur n°2. Comme l'a indiqué le rapport préliminaire de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui avait alors immédiatement envoyé des enquêteurs sur place, un générateur à vapeur (22m de haut, et près de 450 tonnes) "a chuté de sa hauteur lors d'une opération d'évacuation des générateurs de vapeur usés du bâtiment réacteur n°2. Il est venu symboliser sur les plaques de protection du réacteur et la dalle de protection du bâtiment." L'événement a entraîné la blessure légère d'une personne. Deux autres employés ont également été choqués et pris en charge.

Un dysfonctionnement du palonnier en cause

"Le basculement du générateur est vraisemblablement lié à un dysfonctionnement au niveau du palonnier. Les expertises sont engagées, mais ne permettent pas de conclure sur l'origine de ce dysfonctionnement." Toutefois, Brice Farineau n'exclue pas un défaut de conception, d'exploitation ou de mise en place du système de levage.

Une seconde inspection plus poussée a été effectuée le 7 avril 2016 par les inspecteur de l'ASN de Normandie. Information importante révélée au cours de ces investigations, les intervenants qui ont effectué l'évacuation des deux premiers générateurs du bâtiment à la fin du mois de mars, avaient signalé une légère inclinaison du palonnier.

La capture d'images par un drone à proximité des structures et équipements a suscité l'interrogation des membres de la CLIN, notamment sur l'aspect contamination de la zone à la suite de l'incident. Des interrogations auxquelles ont répondu le directeur de la centrale et le responsable de l'ASN : Ces prises d'images ont été effectuées sur des structures et équipements situés dans la zone interdite d'accès. L'interdiction est en vigueur pour des raisons de sécurité, mais aussi de protection de la zone d'incident à des fins d'investigations, à la manière du « gel des lieux » mis en place sur une scène de crime par les policiers et gendarmes.

Une reprise de l'activité espérée en 2017

"L'expertise et la remise en état de la structure – bien qu'aucune dégradation majeure n'ait été constatée – ne permettront pas un redémarrage du réacteur avant au moins mars 2017, a enfin conclu Brice Farineau, alors qu'il était initialement programmé à l'issue des travaux, en septembre 2016."

Les collectifs anti-nucléaires insatisfaits

Plusieurs militants écologistes et anti-nucléaires été présents lors de la CLIN. Tous ont dénoncé le fait qu'aucune nouvelle information n'avait été divulguée lors de la séance.

Alain Correa, membre de la CLIN et du Collectif « Stop EPR Ni à Penly ni ailleurs » se dit satisfait que pour la première fois, la commission ait pu se tenir en présence de la presse. Toutefois, il dénonce le fait que la direction de la centrale de Paluel n'ait pas répondu à l'ensemble de ses demandes, notamment l'obtention de relevés et de données de sismographes et d'accéléromètres du site, au moment de l'incident, afin de savoir si le bâtiment a été soumis à certaines vibrations. De son côté, le directeur de la centrale rétorque avoir fourni ces éléments à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et qu'il lui appartient si elle le souhaite, de divulguer publiquement ces informations techniques.

Des pièces de l'usine du Creusot à la centrale de Paluel

Au sujet de la polémique récente relative à des irrégularités relevées sur des pièces construites au Creusot depuis 1965, le directeur a confirmé que des pièces de la centrale de Paluel venaient effectivement de l'usine Areva du Creusot, y compris les générateur de vapeur utilisés dans les bâtiments réacteur, dont celui qui a basculé le 31 mars dernier. Toutefois, "l'ensemble des essais périodiques réalisés à la centrale n'a pas montré d'anomalies", a affirmé Brice Farineau, avant d'ajouter qu'en conséquence, "la centrale nucléaire de Paluel était exploitée en toute sûreté."

Dans un communiqué, l'ASN précise par ailleurs que les irrégularités relevées consistent essentiellement en des incohérences, des modifications ou des omissions dans les dossiers de fabrication des quelques 400 pièces ciblées. Il s'agirait donc essentiellement de problèmes administratifs et non matériels à proprement parlé. 

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