Sotteville-lès-Rouen : elle fait une grève de la faim pour éviter la vente de sa maison

Sotteville-lès-Rouen : elle fait une grève de la faim pour éviter la vente de sa maison

Catherine Doré a entamé une grève de la faim mercredi 2 mai 2018.

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Par : Noémie Lair

Depuis mercredi 2 mai 2018, Catherine Doré passe ses journées sur un parking, à proximité de la mairie de Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime). Cette Sottevillaise, qui connaît un problème financier complexe, fait une grève de la faim pour éviter la vente de sa maison aux enchères.

Le thermomètre affiche 25° C ce lundi 7 mai 2018 à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime) et Catherine Doré passe ses journées dehors, sans manger, et elle l'assure, bientôt sans boire si sa situation ne s'améliore pas. Sa situation, c'est un imbroglio financier, un dossier complexe qui ne fait qu'empirer depuis 2008.

Liquidation judiciaire

Cette année-là, cette Sottevillaise prend un emprunt à la banque pour ouvrir son commerce dans la ville. 62 000 euros pour l'achat du bar-tabac et 27 000 euros pour le fonds de roulement et le stock. "Mais je ne l'ai jamais touché", raconte-t-elle. Résultat, elle s'endette et en 2013, son commerce est placé en redressement puis en liquidation judiciaire.

La suite est faite de conflits avec le mandataire judiciaire qui finit par demander la vente de la maison pour combler les dettes. Le tribunal accorde la vente aux enchères de la maison. Elle doit être vendue le vendredi 18 mai prochain.

Emmanuel Macron interpellé

Catherine Doré a embauché quatre avocats mais pour l'instant, aucun n'a trouvé de solution. Elle a tout essayé, contacté la mairie, la préfecture et même interpellé Emmanuel Macron lors de son passage à Rouen le mois dernier.

Mais rien n'y fait et le temps presse. La grève de la faim est donc sa dernière solution pour garder une maison dans laquelle elle vivait avec son mari, décédé, et sa fille depuis trente ans :

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Catherine Doré affirme avoir déjà perdu 3 kilos, elle est affaiblie mais compte aller "jusqu'au bout".

Du côté de la mairie, on explique n'avoir été contacté qu'en avril dernier. Le dossier a été étudié et Catherine Doré a été reçue trois fois "mais malheureusement, elle est arrivée au bout des solutions de recours. Sur le volet judiciaire, on ne peut rien faire", explique Marc Avenel, directeur de cabinet. Une aide au relogement et un accompagnement social lui ont été proposés.


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