Élections législatives : quels enjeux dans l'Eure ?

Élections législatives : quels enjeux dans l'Eure ?

S'il perd cette élection, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire devra démissionner de ses fonctions à Bercy. © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT [AFP]

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Par : Marie-Charlotte Nouvellon

A quelques jours du premier tour de l'élection législative qui se déroulera ce dimanche 11 juin 2017, Tendance Ouest vous propose d'en découvrir les enjeux en Normandie. Zoom sur le département de l'Eure où un ministre joue notamment sa place.

Ce sera quitte ou double pour Bruno Le Maire ces dimanches 11 et 18 juin 2017. Le tout nouveau ministre de l'Économie est candidat à sa réélection sur la première circonscription de l'Eure. S'il perd, c'est la règle pour tous les ministres, il devra quitter le gouvernement.

Une élection compliquée pour Bruno Le Maire

Et Les Républicains ne lui ont pas facilité la tache : il portait à l'origine leur étiquette mais a été exclu du parti lors de sa nomination à Bercy. Et pour pimenter encore un peu les choses, le parti de droite a investi une candidate face à lui : Coumba Dioukhané, adjointe LR à l'Éducation à la mairie d'Évreux.

Surtout, le Front National, représenté par Fabienne Delacour, pourrait bien jouer les troubles-fêtes : au second tour de la présidentielle, Marine Le Pen avait en effet frôlé les 50 % des voix sur cette circonscription. Enfin pas de panique quand même pour le ministre : un sondage réalisé par l'IFOP la semaine dernière lui attribue entre 44 et 52 % des voix dès le premier tour.

Jean-Louis Destans cède sa place

Si Bruno Le Maire peut espérer garder sa place pour un troisième mandat, d'autres figures politiques du département tirent quant à elles leur révérence avec ce scrutin. Le socialiste Jean-Louis Destans, ancien président du département et député de la 2e circonscription ne se représente pas. Il espérait l'investiture de la République en Marche qui revient finalement à un novice en politique, Fabien Gouttefarde.

Une place se libère donc à gauche et l'occasion était trop belle pour l'ancien maire d'Évreux, Michel Champredon, qui profite de l'élection pour tenter son come-back en politique après une absence de plusieurs années. Il fera d'ailleurs face à Jean-Pierre Nicolas, un autre ancien maire de la ville, de droite cette fois-ci.

Dans la 3e circonscription, c'est le centriste Hervé Morin qui laisse sa place et les candidats se bousculent pour reprendre le flambeau du président de Région : le jeune maire de Bernay, Pierre Bidet, porte officiellement l'étiquette UDI mais une ancienne du parti a rejoint la République en Marche et une autre se présente sous l'étiquette divers droite avec le soutien des Républicains. Et ici aussi, le Front national, dont les couleurs sont portées par le jeune secrétaire départemental Timothée Houssin pourrait bien tirer son épingle du jeu.

Incertitude sur la 5e circonscription

Enfin, grand départ aussi dans la 4e circonscription, LA circonscription de gauche du département où le socialiste François Loncle, élu pour la première fois en 1981, ne se représente pas. Pourraient lui succéder le PS et maire de Pont-de-l'Arche, Richard Jacquet ou encore l'ancien attaché parlementaire du socialise, Bruno Questel, qui se présente lui sous l'étiquette République En Marche.

Dans la 5e circonscription, une triangulaire pourrait bien se profiler sur ces terres traditionnellement de droite où le Front National fait aussi une belle poussée ces dernières années.


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