Tendance Ouest

Accueil des migrants : deux élus de Normandie signent l'appel des maires solidaires Actu

La jungle de Calais va être démantelée. Mais où iront ceux qui s'y trouvent ?
© AFP/Archives

Accueil des migrants : deux élus de Normandie signent "l'appel des maires solidaires"

11h46 - 16 septembre 2016 - par L.D

La polémique sur le démantèlement de la jungle de Calais (Pas-de-Calais) et la répartition des migrants qui s'y trouvent sur le territoire se poursuit. Après les propos de Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, expliquant ne pas vouloir en accueillir sur son territoire, deux élus de Normandie signent "l'appel des maires solidaires", publié ce vendredi 16 septembre 2016, prônant au contraire l'accueil de ces migrants. Précisions.

La polémique sur l'accueil des migrants ne désenfle pas. C'est d'abord le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve qui a annoncé le démantèlement prochain de la jungle de Calais (Pas-de-Calais). Le ministre cherche donc 9000 places d'accueil sur tout le territoire français pour accueillir ceux qui habitent dans la jungle. Laurent Wauquiez, président de la Région Aubergne-Rhône-Alpes, s'y est opposé : "Je suis contre l'accueil des migrants dans notre région et je ne l'accompagnerai pas. La France n'a pas la capacité d'accueillir autant de migrants avec autant de chômage et autant de difficultés autour de l'emploi." L'élu, membre des Républicains, a également appelé les communes à suivre son exemple. En Normandie, le maire de Ouistreham Romain Bail (LR) soutient Laurent Wauquiez.

20 élus signataires de "l'appel des maires solidaires", deux Normands

En réponse, un collectif de maires a signé "l'appel des maires solidaires", publié ce vendredi 16 septembre 2016 et qui milite pour l'accueil des migrants en France. Sur les 20 maires signataires, on retrouve les édiles de deux grandes villes, Rennes et Dijon, mais aussi deux maires de Normandie : Dominique Gambier, qui gère la municipalité de Déville-lès-Rouen (Seine-Maritime) et Hélène Burgat, à la tête de Mondeville (Calvados). Une région où la problématique des migrants se pose notamment à Dieppe (Seine-Maritime), où des dizaines de migrants tentent de rejoindre l'Angleterre, et à Ouistreham (Calvados).

Dans ce document, les signataires pointent du doigt ceux qui "font le choix de jouer le jeu de la peur, de la division, de l'extrémisme. C'est un jeu dangereux qui porte atteinte aux valeurs de la République. Ce choix funeste reviendrait à faire divorcer notre pays de son histoire, de sa culture, de la voix que les peuples du monde ont appris à aimer d'elle."

La promotion des centres d'accueil et d'orientation

Les élus soutiennent l'Etat qui "agit depuis des mois pour le démantèlement de la jungle de Calais". Ils militent pour l'accueil de ces 9000 migrants en rappelant que les centres d'accueil et d'orientation, financés par l'Etat et récemment créés, "ont permis l'accueil de 5 500 personnes dans des conditions positives", réfutant la peur de "mini-Calais" qui se reproduiraient partout en France une fois la jungle démantelée. Et les signataires de conclure : "Qui peut soutenir qu'un grand pays comme le nôtre, 65 millions d'habitants, ne peut dignement accompagner vers l'asile 9 000 personnes en détresse ?"

Commentaires

  1. YETI999
    16 septembre 2016 , 14:53

    QUI PEUT NOUS CERTIFIER QUE CES MIGRANTS SONT TOUS ANIMÉS DE " BONNES INTENTIONS ".

    Signaler un contenu illicite
  2. Pascal Chorion
    20 septembre 2016 , 19:31

    Face aux clandestins, certains jouent au jeu de la générosité irresponsable avec les biens des autres. Tous ces "Welcome", pleins de bonnes intentions, encouragent la déportation des populations pauvres. Or importer la pauvreté n'a jamais permis de la résorber.

    Signaler un contenu illicite

Réagir à l'article

Articles sur le même thème