Un homme condamné pour des violences sur mineure à Rouen

Un homme condamné pour des violences sur mineure à Rouen

Relaxé d'agression sexuelle

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Par : Patrick Joliff

Un homme a été condamné à trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Rouen en comparution immédiate pour des violences sur une jeune femme mineure, dans la galerie marchande du centre Saint-Sever.

Les faits remontent au 13 août 2017. La victime, assise sur un banc dans la galerie marchande du centre Saint-Sever à Rouen discute avec une amie. Un individu vient s'asseoir à côté d'elle et entreprend de l'entourer par l'épaule, puis de lui caresser le haut du corps. La victime se lève alors et le gifle. Vexé, le prévenu la pousse violemment et la fait chuter sur le trottoir. Blessée au visage, elle perd trois dents et obtient dix jours d'incapacité temporaire de travail. L'agresseur s'enfuit, puis propose à la jeune fille de l'aider financièrement à payer ses soins dentaires. Elle ne l'écoute pas et rentre chez elle. Sa mère porte plainte contre le prévenu, qui avait déjà rencontré la victime à plusieurs reprises, et dont elle connaissait le nom. Interpellé et placé en garde à vue, il ne reconnaît pas la totalité des faits, admettant seulement de l'avoir bousculée mais pas agressée sexuellement. "Je ne savais pas qu'elle était mineure", se contente-t-il de dire à son procès.

Déjà connu de la justice

Le prévenu, sans documents valides de séjour, fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Ne s'y étant pas soumis, il est placé en centre de rétention puis remis en liberté. Devant sa réticence à partir, il est interpellé en février 2018 pour s'être soustrait à cette mesure d'expulsion et est de nouveau placé en centre de rétention administrative, puis incarcéré le 5 avril 2018 et de nouveau libéré jusqu'à l'audience du lundi 9 avril 2018. Il semble qu'il cherche systématiquement à échapper à toute surveillance en s'inventant différentes identités. Pour le ministère public, "les éléments intentionnels sont constitués". La défense du prévenu assure que "la gravité des faits est disproportionnée". À l'issue de ses délibérations, le tribunal le relaxe des faits d'agression sexuelle mais le reconnaît coupable de violences et le condamne à trois mois de prison avec sursis.


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