En grève, les salariés de Hop! veulent "connaître leur futur"

En grève, les salariés de Hop! veulent "connaître leur futur"

Un syndicaliste CGT et le personnel de la filiale d'Air France Hop! manifestent à l'extérieur du siège de la société à Rungis le 7 avril 2017

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"On ne connait pas notre futur, on se fait balader": plusieurs centaines de salariés de Hop! inquiets pour leur emploi ont pris part vendredi matin à des rassemblements organisés sur différents sites de la filiale d'Air France, confrontée à sa première grève.

Dans l'Ouest, 200 grévistes se sont rassemblés dès 6h00 sur le site de Morlaix (Finistère), selon la CGT, et une cinquantaine à Nantes, où selon le syndicat recensait 100% de grévistes chez les agents d'escale.

Devant le siège de la compagnie à Rungis, près de Paris, une cinquantaine d'hôtesses et stewards manifestaient en fin de matinée, a constaté un journaliste de l'AFP. Ils étaient environ 80 au centre de maintenance de Clermont-Ferrand où palettes et pneus bloquaient symboliquement l'entrée.

L'ensemble des syndicats représentatifs d'hôtesses et stewards (SNPNC-FO, Unac et CGT) ont appelé à débrayer jusqu'à samedi soir, ainsi que trois syndicats au sol (CGT, CFDT, Unsa).

Lancée en 2013, la fusion entre les anciennes compagnies régionales d'Air France (Brit'Air, Régional et Airlinair) est effective depuis un an seulement mais les salariés sont déjà amers.

"Le manque d'anticipation de cette fusion a entraîné une désorganisation totale de l'entreprise", explique Carine Tissandier, déléguée syndicale SNPNC-FO, interrogée à Rungis.

Hop! doit aussi faire face à une concurrence forte du train à grande vitesse et des compagnies low cost.

"On a perdu une vingtaine d'avions, donc Air France ne peut pas nous garantir de l'activité alors que la part variable de notre salaire dépend de notre nombre d'heures de vol", s'inquiètent une hôtesse et un steward.

Les pilotes Hop! sont nombreux à avoir quitté la compagnie, "Air France est en train de nous siphonner nos pilotes", "53 depuis le dernier trimestre 2016", affirme Stéphane Chaussidon, représentant CGT au sol.

"Il y a eu tellement de départs" qu'"aujourd'hui, cinq avions volent chaque jour sans notre logo, avec des personnels étrangers à bord, qui ne parlent pas français. C'est du dumping social et commercialement, c'est contraire à nos intérêts", souligne Yoann Mathiaud (Unsa aérien).

A Morlaix, "beaucoup de salariés sont en souffrance" et "craignent la disparition du site". "On ne connait pas notre futur, on se fait balader par Air France", dit Sébastien Grandjean (CGT)

Les lignes Paris-Strasbourg, Clermont-Lyon et Lyon-Lorient ont été supprimées, "est-ce qu'on va continuer à faire du Paris-Brive ou du Paris-Aurillac?", s'interroge à Clermont Ludovic Simonin (CFDT).

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