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Les sept candidats à la primaire de la droite lors du troisième débat télévisé, le 17 novembre 2016 à Paris - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT [POOL/AFP/Archives]

Le 20 novembre 2016 à 04:41

Le suspense est total après trois mois de campagne: sous haute surveillance, le premier tour de la primaire de la droite en vue de 2017 pour désigner deux finalistes promet dimanche un match serré entre le trio de favoris Juppé/Sarkozy/Fillon.

De 8h00 à 19h00, 10.228 bureaux de votes doivent accueillir un, deux, voire trois millions ou plus -la participation est une inconnue majeure- de citoyens français en âge de voter, prêts à verser 2 euros et à dire partager les "valeurs républicaines de la droite et du centre".

Samedi soir "à 19h00", on comptait, depuis le démarrage, "3,3 millions de Français qui ont cherché l'adresse de leur bureau de vote de la primaire" sur www.primaire2016.org, a indiqué sur France 2 le "M. Primaire" du parti Les Républicains, Thierry Solère.

Ce scrutin est une grande première pour la droite française, seuls la gauche et les écologistes ayant déjà organisé des primaires en leur sein. Il doit permettre de désigner son champion pour 2017, qui aura, selon les sondages actuels, de fortes chances de remporter la présidentielle dans un peu moins de six mois.

Six personnalités LR et le chef du Parti Chrétien-Démocrate sont sur les rangs, dont un trio de tête formé par l'ancien président Nicolas Sarkozy et deux anciens Premiers ministres, Alain Juppé et François Fillon.

Crédités de scores beaucoup plus modestes dans les sondages, trois anciens ministres, Bruno Le Maire, Jean-François Copé et Nathalie Kosciusko-Morizet, seule femme, ainsi que Jean-Frédéric Poisson (PCD), complètent la liste des prétendants.

Les deux candidats arrivés en tête au premier tour dimanche soir seront qualifiés pour le second, une semaine plus tard.

Les sondages ont donné longtemps et régulièrement Alain Juppé comme favori faisant la course en tête devant Nicolas Sarkozy, avant une spectaculaire remontée ces derniers jours de François Fillon. Le duel est devenu un match à trois et, ultime surprise, un sondage Ipsos pour Le Monde donnait même vendredi soir un scénario avec François Fillon en tête.

Les résultats pourraient être serrés: l'"incertitude est complète", notamment sur le rang d'arrivée, et la soirée sera "très longue", pronostique le soutien d'un candidat en vue.

Eviter tout risque d'embrouilles

Il n'est pas impossible non plus que des électeurs de gauche viennent voter. Motivation? L'envie de contrer un retour de Nicolas Sarkozy doublée de la crainte voire de la conviction que leur camp sera éliminé dès le premier tour en 2017 et que Marine Le Pen sera au second tour.

Et les organisateurs veulent éviter au maximum d'éventuelles contestations. En 2012, l'élection du président de l'UMP (devenue Les Républicains) avait viré au pugilat entre les deux candidats, François Fillon et Jean-François Copé. Après des semaines de guerilla, ce dernier l'avait emporté sur le fil, malgré des accusations de triche du camp Fillon.

Thierry Solère, président de la commission d'organisation, a répété samedi les précautions prises: interdiction des procurations, toujours porteuses d'embrouilles. "C'est déjà 80% d'un contentieux électoral des risques de fraudes que nous enlevons", selon lui.

Chevilles ouvrières de ce scrutin: un président et trois assesseurs minimum dans chaque bureau, plus 81.000 bénévoles soutiens des divers candidats répartis en métropole et outremer.

Une Haute Autorité de la primaire, présidée par une juriste Anne Levade, extérieure aux partis, est elle chargée de chapeauter le scrutin.

Après la fermeture des bureaux, de premiers résultats seront communiqués vers 20h30, mais le tableau plus affiné, visible régulièrement sur le site internet primaire2016.org, ne sera pas connu avant le milieu de la soirée. Les résultats complets sont attendus dans la nuit.

En raison du décalage horaire, certains territoires d'Outre-mer et les Français de l'étranger -ces derniers par vote électronique- ont pu voter dès samedi.

Dans une France en état d'urgence et sous menace terroriste, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a par ailleurs demandé aux préfets de "prendre toutes les mesures nécessaires au bon déroulement" du scrutin.

Le Parti socialiste, qui n'entend pas laisser la droite occuper seule le terrain ce dimanche, compte distribuer des tracts de sa campagne "Prends garde à la droite!", pour en dénoncer le programme "autoritaire et inégalitaire".

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