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Calvados. Il menace de mettre le feu à l’entrepôt de son patron Actu

Le Tribunal de grande instance de Caen au bord de l'Orne.
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Calvados. Il menace de mettre le feu à l’entrepôt de son patron

15h51 - 21 septembre 2016 - par J.B

Le vendredi 20 mai 2016, un employé d'une société de Thury harcourt (Calvados) menace d'y mettre le feu. Il a écopé mercredi 21 septembre 2016 de trois mois de prison avec sursis. Récit.

Un homme âgé de 30 ans a été jugé mercredi 21 septembre 2016 par le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) pour menace de destruction dangereuse pour les personnes. Employé d'une société de Thury harcourt (Calvados) spécialisée dans la distribution pour le commerce alimentaire, il décide d'aller exprimer ses doléances à son patron le vendredi 20 mai dernier.

"Je vais cramer votre entrepôt "
Il exige le remboursement de deux appareils servant à son travail : un téléphone portable et un GPS (celui-ci ayant été détérioré quand il l'a branché sur l'allume-cigare d'un véhicule de travail). Il revendique aussi le paiement d'heures supplémentaires. "Cela ne va pas vous plaire, mais je veux que ce soit régularisé dans les jours qui viennent, sinon, je vais cramer votre entrepôt, vous allez brûler, vous et tous les autres !" Ces menaces sont réitérées plusieurs fois devant témoins, face à un patron qui lui suggère d'envoyer les justificatifs par courrier recommandé.

"Les Prud'hommes existent"
Ayant depuis été licencié pour faute grave, à la barre, le prévenu ne se souvient pas avoir proféré ce genre de menaces. La partie civile fait remarquer que les Prud'hommes existent, plutôt que de vouloir faire justice soi-même en effrayant tout le monde.

"Son patron avait envie de s'en débarrasser"
L'avocat de la défense explique que son client était épuisé par sa charge de travail. "De plus, il n'avait pas le respect qu'il était en droit d'attendre de la part de son employeur. Celui-ci le considérait comme un révolutionnaire, car c'est une personne qui revendique. Il avait envie de s'en débarrasser. Certes, son attitude a été inélégante mais ses menaces n'avaient rien de sérieux."

Le prévenu écope de trois mois de prison avec sursis, de 300 euros de dommages et intérêts et de 500 euros de frais de justice.

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