Caen : il menace de défenestrer sa mère

Par J.B

17h35 - 03 octobre 2017

Le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) - Joëlle Briant

Dans la soirée du mercredi 12 juillet 2017, un trentenaire hébergée par sa mère s'en prend à celle-ci en la frappant et casse son armoire. Comme cela ne suffit pas, il menace de la défenestrer et de mettre le feu à son appartement. Il a comparu pour ces faits le mardi 3 octobre 2017 devant le tribunal de grande instance de Caen (Calvados)

Un homme âgé de 32 ans a été jugé par le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) le mardi 3 octobre 2017. Des faits de violence lui étaient reprochés accompagnés de trois circonstances aggravantes : son état d'ivresse et le fait que la victime soit un ascendant vulnérable.

"Si tu me mets dehors, je fous le feu !"

Un trentenaire sans emploi et vivant du RSA retourne chez sa mère. Ce soir de juillet vers 21h30, il rentre alcoolisé. Une discussion s'envenime et l'homme casse la lampe de chevet et l'armoire de sa mère en l'insultant et la menaçant. "Si tu me mets dehors, je fous le feu à ton appart !" Il lui assène plusieurs coups sur son bras handicapé qu'elle a levé pour se protéger le visage. Suite à quoi il déclare qu'il va la jeter par la fenêtre. Placé en garde à vue il a 1,54g d'alcool par litre de sang.

"Il s'incruste en parasite et se comporte en tyran"

Aux enquêteurs, la victime explique : "Je l'héberge de temps en temps mais il s'incruste en parasite et se comporte en tyran. Il accapare la salle où il y a la télé et je dois aller me réfugier dans ma chambre. Il m'empêche aussi de voir mes amis. Quand il part, je ne sais pas où il va. Il a toujours été difficile, je ne veux plus de lui chez moi. Il y a plusieurs années, il m'a menacé avec un couteau."

Aux policiers, l'homme dira seulement "C'est une petite dispute, je l'ai peut-être un peu bousculée..."

"Je n'aurais jamais dû faire ça"

Son casier judiciaire est fourni : port d'arme, dégradation de biens appartenant à autrui, menaces de mort réitérées, usage de stupéfiants, violences...

Le procureur requiert 8 mois de prison dont 4 mois fermes, une obligation de soins ainsi qu'une amende de 200 euros. La victime présente à l'audience et attestant que depuis cet incident son fils vient parfois la voir calmement, il ne requiert pas d'interdiction de contact.

L'avocate de la défense décrit un homme aujourd'hui mortifié par ses actes et qui a pris conscience qu'il devait soigner sa dépendance alcoolique. "Mon casier judiciaire, c'est parce que je bois", admet-il.

Il écope de 6 mois de prison avec sursis et de 240h de travaux d'intérêt général à effectuer dans les 18 mois. Injonctions de soins, de travail et de fixer sa résidence lui sont faites. Il lui est interdit de fréquenter les débits de boissons. Enfin il devra s'acquitter d'une amende de 200 euros. "C'est ma mère, elle m'a mis au monde, je n'aurais jamais dû faire ça"