Voile : Maxime Aroux vise les JO en 2028

Par C.D

10h40 - 28 septembre 2017

Maxime Aroux et son coéquipier, Thimoté Polet, sur leur dériveur. -

Maxime Aroux fait partie des espoirs de la voile française dans la catégorie, les dériveurs. Le jeune Rouennais (Seine-Maritime) vise les Jeux Olympiques de 2028.

Maxime Aroux ne se souvient pas de la première fois qu'il est monté sur un bateau, tout petit sûrement, bébé peut-être. C'est son père, moniteur de voile, qui lui transmet cette passion "dès le berceau". A 18 ans, le jeune homme a déjà un beau palmarès: champion de France intersérie et vice-champion de France espoir. Le Rouennais navigue en binôme avec Thimoté Polet sur un dériveur, "un petit bateau de 4,2 mètres". Maxime est équipier, "je suis lié à l'avant pour opérer un contrepoids".

Tous les week-ends depuis le plus jeune âge, Maxime s'adonne à sa passion. "Je ne me verrais pas faire un autre sport, sur le bateau, je me sens bien, libre", raconte le jeune homme.

12h de voile par semaine

Avec son binôme, Maxime cultive un objectif: gagner. Cela fait quatre ans que les deux jeunes naviguent ensemble. Ils aimeraient bien se qualifier pour les Jeux Olympiques de 2028 mais c'est loin d'être fait, "la concurrence est rude", indique le jeune homme. "Je ne pense pas qu'on sera prêt pour 2024, pour être qualifiés, il faut que nos performances suivent, il faut remporter plusieurs compétitions nationales." Alors Maxime s'entraîne dur, douze heures de navigation par semaine et quelques heures de préparation physique en plus.

Et ce n'est pas toujours évident de concilier passion et études. "Je suis actuellement en discussion avec le directeur de ma formation pour avoir un emploi du temps aménagé pour la voile", précise-t-il. La semaine, Maxime Aroux est étudiant en BTS géomètre à Yvetot. Un choix bien ancré sur terre, "une sortie de secours", au cas où le jeune homme n'arriverait pas à vivre de la voile.