Cyclisme : pour le Normand Alexis Gougeard, le Tour de France n'est pas une priorité

Par A.D.

19h36 - 29 mai 2017

Après un début de saison mitigé, Alexis Gougeard espère rebondir et gagner de nouveau. - Vincent Curuchet

Après un début de saison plutôt mitigé sur les classiques du Nord, le cycliste normand Alexis Gougeard se prépare pour retrouver un pic de forme. Obnubilé par l'envie de gagner d'ici la fin de saison, il ne fait pas une fixette sur le Tour de France et se verrait bien retrouver les terres espagnoles qui l'ont révélé sur la Vuelta en 2015.

Lever les bras sur la ligne d'arrivée, c'est la priorité d'Alexis Gougeard avant la fin de saison 2017. Très ambitieux avant la campagne des classiques du Nord, le cycliste originaire des environs de Rouen (Seine-Maritime) a vécu un printemps mitigé. "Il a manqué des ouvertures et il fallait s'occuper du leader", analyse celui qui juge que ses jambes étaient plutôt bonnes malgré une blessure au genou. Battant, l'ancien pensionnaire de l'USSA Pavilly-Barentin ne s'attarde pas sur cet échec et prépare déjà la suite de sa saison. Dès la fin du mois de juin, il cible particulièrement le championnat de France de contre-la-montre. "Plus que la course en ligne, c'est un domaine où je veux retrouver mes jambes d'avant", justifie-t-il. Pas obsédé par le Tour Les championnats nationaux seront déterminants pour la sélection de l'équipe AG2R-La Mondiale qui participera au prochain Tour de France. Une des épreuves préférées du peloton mais pas forcément une priorité pour le coureur de 23 ans : "Moi je ne pense pas être sur la liste mais on verra, ça se fera vraiment au dernier moment." S'il n'était pas retenu, Alexis Gougeard affirme qu'il ne serait pas déçu mais qu'il souhaiterait "au moins faire un grand tour cette année". Faute de Giro d'Italie ou de Tour de France, le Normand pourrait donc participer à la Vuelta espagnole, une épreuve qui l'avait révélé aux yeux du grand public après une superbe victoire d'étape en 2015. En Espagne, Alexis Gougeard aurait plus de possibilités de jouer sa carte personnelle. "C'est vrai que sur un Tour de France, j'aurais moins de liberté avec Romain Bardet en leader pour le général. En tant qu'équipier, on aurait moins d'ouvertures pour jouer une victoire d'étape", conclut le baroudeur. A LIRE AUSSI.Le cycliste professionnel rouennais Alexis Gougeard "fonce dans la vie comme sur le vélo"