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Un instituteur au tribunal pour "collage de gommette"

Un instituteur comparaissait mardi 4 juin à Cherbourg pour avoir collé des bouts de papier sur le visage d'une de ses élèves de CM1.

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Les avocats ont été sollicités par la presse, présente en nombre.

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Tout commence le 22 mars 2013, dans la classe de CM1-CM2 de cet instituteur de Bretteville-en-Saire. Pendant le cours d'anglais, les élèves doivent coller des vignettes sur une feuille. Tout le monde s'exécute rapidement, mais une bonne élève tarde à terminer le travail, selon elle car elle a râté le premier collage, ce qui l'a retardée. Mais le professeur, qui considère que cette élève est parfois "difficile", voit ce retard comme une provocation.

Vexatoire et humiliant

Lassé, il déclare de façon ironique : "Tu ne sais pas comment marche le tube de colle ? Je vais te montrer". Il saisit alors la colle, en applique directement sur le visage de l'enfant et, selon les versions, lui applique un ou plusieurs bouts de papier, puis retourne à son bureau. Moins d'une dizaine de camarades de classe imitent alors le professeur et ajoutent des vignettes sur la fillette.

Maître Leroy, avocat de la victime :

Un instituteur au tribunal pour "collage de gommette"

Jugeant qu'il s'agit d'un geste très vexatoire, les parents de l'élève ont demandé à la justice de trancher ce fait de "violences sur un mineur de moins de 15 ans". "Nous ne disons pas que c'est un mauvais enseignant, simplement qu'il a des méthodes qui s'apparentent à de l'humiliation, et qui peuvent avoir de graves conséquences sur ces enfants de 10 ans qui se construisent", explique leur avocat. Il fait également référence à des faits antérieurs que leur fille estime avoir subis.

"Il n'a rien a faire au tribunal"

L'instituteur, 51 ans, 30 ans de métier, est décrit par ses élèves comme "un bon maître avec un humour particulier". Il a reçu le soutien d'anciens élèves et de confrères, dont certains, représentants syndicaux, étaient à l'audience : "Il faut en finir avec cette judiciarisation de faits de classe. L'affaire aurait dû se régler en interne, à l'école".

L'avocat de la défense, quant à lui, a demandé aux juges de "rouvir les yeux. Dans quel délire sommes-nous ?". Il estime que son client n'a rien à faire au tribunal. "Cet homme honnête, cet enseignant dont les enfants sont la vie entière, il est abattu".

Maître Martin, avocat de la défense :

Un instituteur au tribunal pour "collage de gommette"

Suspendu à titre provisoire, l'instituteur est désormais sous anti-dépresseurs et consulte régulièrement. La fillette, quant à elle, a dû changer d'école. "Elle est ostracisée par ses camarades, qui considèrent que c'est sa faute si le maître n'est plus là" précise son avocat. Il demande 5000 euros de dommages et intérêts pour ses clients. Le parquet est plus sévère, il a requis un mois de prison avec sursis. Réponse des juges le 2 juillet.

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