Santé : quelles solutions pour faire face aux tensions ?

L'Agence régionale de santé (ARS) de Normandie a présenté jeudi 12 juillet 2018 à Caen (Calvados), son projet régional de santé

Santé : quelles solutions pour faire face aux tensions ?

Christine Gardel directrice générale de l'agence régionale de santé Normandie.

Par Margaux Rousset

La santé en Normandie n'est pas au meilleur de sa forme : profession en tension, déserts médicaux… l'Agence régionale de santé de Normandie (ARS) a présenté jeudi 12 juillet 2018 à Caen (Calvados) son nouveau projet régional de santé pour tenter de faire face aux problèmes. Ce projet a été pensé et travaillé pendant 18 mois par les acteurs de la santé en Normandie et les élus. Parmi les objectifs : la lutte contre les inégalités sociales et territoriales en santé et la prise en compte de la crise de la démographie médicale sur le territoire normand.

Mettre fin aux déserts médicaux

La Normandie est la deuxième région de France la plus touchée par la désertification médicale. Pour répondre à ce problème, l'ARS veut créer et organiser des pôles et maisons de santé. En Normandie, 98 sont recensés. L'ARS s'engage à doubler ce chiffre d'ici cinq ans. "Dedans, il y a des médecins, infirmiers, sages-femmes, kiné… On travaille avec les collectivités locales pour organiser ça. C'est un nouveau mode de fonctionnement qui plaît aux jeunes médecins", explique Christine Gardel directrice générale de l'agence régionale de santé Normandie.

Pour abolir les distances, la généralisation de la télémédecine est également préconisée. L'ARS de Normandie a versé en 2017, 4,8 millions d'euros pour soutenir les actions de télémédecines dans 39 EHPAD.

Faire face aux métiers en tension

Pour inciter les jeunes médecins, tout juste diplômés, à rester sur le territoire normand, des postes d'assistant sont financés pendant deux ans par l'ARS. "Ils vont être partagés entre un hôpital de proximité et le centre hospitalier où ils ont fait leurs études". L'ARS finance 70 postes par an et 75 % des jeunes médecins restent dans la région à l'issue des deux ans.

Les urgentistes, les anesthésistes-réanimateurs et les gynécologues obstétriciens font partie des métiers dits "en tension". Pendant l'été, de "la solidarité interétablissements" est mise en place. Ainsi sur le plateau caennais, les différents services d'urgence s'organisent pour prendre en charge les patients des établissements qui doivent fermer la nuit faute d'urgentiste disponible. C'est le cas de la clinique Saint-Martin.

S'ouvrir à d'autres métiers

Un master de pratique avancée pour les infirmiers est prévu en Normandie. "Grâce à ce master, ils vont pouvoir accompagner les patients dans leurs parcours de soins, notamment quand ce sont des patients atteints de maladies chroniques ou de cancers". Les universités de Caen et Rouen, ont déposé un dossier pour être accrédité pour cette formation dès la rentrée prochaine.

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