Cancer : découvrez le nouveau centre de recherche et traitement à Caen

Jeudi 5 juillet 2018, le centre européen de recherche et de traitement sur le cancer a été inauguré à Caen (Calvados). Visite guidée du lieu qui dispose du Proteus One, machine ultra-performante.

Cancer : découvrez le nouveau centre de recherche et traitement à Caen

La machine Proteus One pourra traiter 345 patients sur une année.

Par Margaux Rousset

Ça y est, les tumeurs particulièrement difficiles à traiter vont pouvoir l'être d'ici la fin du mois de juillet 2018 à Caen (Calvados). Le Centre européen de recherche et de traitement en hadronthérapie de Caen-Normandie (CYCLHAD) a été inauguré jeudi 5 juillet 2018. Caen est la troisième ville en France à se doter d'un équipement de protonthérapie, après Orsay et Nice.

L'accélérateur de particules de Proteus One pèse 60 tonnes. - Margaux Rousset

À l'intérieur de ce bâtiment de 9 000m2, une machine attire particulièrement l'attention. Proteus One, c'est son nom. "C'est un équipement qui va permettre de traiter les tumeurs avec des protons", explique Philippe Lagalle, le PDG de CYCLHAD. Ces particules vont notamment permettre de préserver les tissus sains par rapport à la radiothérapie par rayons X.

Quels types de cancers pourront être soignés ?

En priorité les cancers sur les enfants sont ciblés, "et ils concernent toutes les localisations". Pour les adultes, "ce sont les cancers du cerveau, base du crâne, rachis et de plus en plus les cancers du sein gauche, de la prostate". Les interventions seront de l'ambulatoire sauf pour les enfants. Une salle de réveil est d'ailleurs prévue.

Une salle de réveil est prévue pour les enfants qui seront traités avec cette machine. - Margaux Rousset

Pour traiter un patient, 30 séances sont nécessaires. "Le temps de positionner le patient, de faire la séance d'irradiation, il faut compter 20 minutes". Par an, 345 patients pourront ainsi être traités.

Comment ça marche ?

Le Proteus One est composé d'un accélérateur de particules. Ces particules seront extraites par un aimant et seront envoyées dans un bras isocentrique, "c'est-à-dire une tête qui tourne autour du patient", d'où partiront des faisceaux pour traiter les tissus cancéreux. Pour atténuer l'aspect impressionnant de la machine, cette dernière ne fait pratiquement pas de bruit, "pour que ça soit le moins stressant possible pour le patient".

Une autre machine d'ici 2023

La Proteus One ne représente d'1/5 du bâtiment. Le reste est prévu pour accueillir une seconde machine d'ici 2023, "Cyclone 400". "Elle sera dix fois plus grosse que celle que nous avons actuellement". Cette machine permettra d'accélérer de nouvelles particules, de carbone cette fois. "Elle permettra de traiter des cancers que nous ne savons pas traiter aujourd'hui en particulier les cancers dit radios résistants, sur lesquels les faisceaux de protons ne peuvent rien".

La deuxième machine, Cyclone 400, sera dix fois plus grosse que la Proteus One. En attendant son arrivée, l'emplacement est déjà prévu. - Margaux Rousset

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