Accusé de violences contre sa femme à Rouen, un prévenu relaxé à Rouen

Un prévenu a été jugé pour des violences habituelles à l'encontre de sa femme étrangère devant le tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime), vendredi 8 juin 2018. Le tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime) entend un prévenu accusé de violences habituelles à l'encontre de son épouse. 

Accusé de violences contre sa femme à Rouen, un prévenu relaxé à Rouen

Relaxé des faits de violence conjugale

Par Patrick Joliff

C'est le 1er février 2017 à Sainte-Marie-des-Champs près d'Yvetot (Seine-Maritime) que la victime porte plainte pour des violences conjugales. Il s'agirait du troisième épisode d'atteinte physique à son encontre depuis le 1er juillet 2016, alors même qu'elle est enceinte. Ressortissante étrangère, elle ne parle pas français. Le couple s'est uni, semble-t-il, à la va-vite et ne file pas la parfaite histoire d'amour espérée. Les disputes ne tardent pas à s'accumuler.

Le prévenu reproche à son épouse de ne faire aucun effort pour s'intégrer à la vie sociale en France. Les repas de famille, qui se terminent en bagarre, ne font qu'amplifier un énervement dans les gestes du quotidien. À la maison, il la tire souvent par les cheveux et la prend à la gorge. Le prévenu est placé en garde à vue où il affirme devant les policiers qu'"il n'y a jamais eu de violences de [sa] part", accusant son épouse de le pousser à bout et d'être violente à son tour.

Tout l'accuse pourtant

En dépit des témoignages de ses proches en sa défaveur, le prévenu persiste à nier les faits. Après la naissance de leur enfant, les disputes continuent et la victime renchérit en affirmant qu'il la pousse dehors en lui disant qu'elle ne restera pas chez lui. Le casier judiciaire du prévenu est vierge et il n'est pas connu des services de police. La partie civile insiste, lors de l'audience devant le tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime), vendredi 8 juin 2018 : "l'acharnement à rejeter son épouse est choquant". Le ministère public déclare que "le prévenu sait jouer des tensions en sa faveur".

La défense rétorque que "la violence et les menaces ne sont pas de son côté". À l'issue de ses délibérations, le tribunal finit par relaxer le prévenu des faits qui lui sont reprochés.

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