À Rouen, la musique pour aider à apprendre à parler

Un petit concert était organisé au centre Beethoven à Rouen (Seine-Maritime) à l'occasion de la venue de deux sénatrices, vendredi 1er juin 2018. Ce petit concert était joué par des enfants sourds lors d'un cours de musique. Un art qui a de nombreuses vertus.

À Rouen, la musique pour aider à apprendre à parler

Les enfants s'entraînent à la rythmique devant les visiteurs du jour.

Par Noémie Lair

Les sénatrices de l'Eure, Nicole Duranton, et de Seine-Maritime, Catherine Morin-Desailly, étaient en visite au centre Beethoven à Rouen (Seine-Maritime), vendredi 1er juin 2018. À cette occasion, elles ont assisté à un cours de musique pour enfants atteints de surdité.

Ils assistent à ce cours de musique une fois par semaine, "il fait partie du projet de rééducation des enfants sourds dans l'établissement", explique Sylvie Caujolle-Gazet, orthophoniste au centre, précisant que "ce n'est pas un atelier, comme de la peinture par exemple mais bien un outil de rééducation".

La musique a en effet de nombreux atouts pour aider les enfants :

Ces cours plaisent aux enfants qui apprécient "le piano, la guitare, la batterie et la trompette" pour Maëlle voire carrément "tout !" pour Maëva.

"C'est difficile de savoir ce qu'ils entendent vraiment, explique l'orthophoniste. On ne peut pas savoir mais la perception est très bonne avec les implants cochléaires."

Les enfants totalement sourds sont en effet très peu nombreux aujourd'hui grâce à ces implants qui sont de plus en plus efficaces. Sur la centaine d'enfants inscrits au centre, "il y a deux enfants qui n'ont pas d'implant. L'un parce qu'il a choisi de refuser l'implant, l'autre parce que ce n'était pas implantable. Dans ces cas-là, il n'y a que la perception somesthésique, les vibrations par le corps mais le plaisir de la musique est limité."

Culture pour tous

Et c'est justement la nécessité de l'accès à la culture pour tous que souhaitait mettre en avant le personnel du centre Beethoven en invitant les deux sénatrices.

Le personnel souligne que "quand on pense handicap, on pense souvent handicap moteur". "Parce que la surdité est invisible et parce que la rééducation est efficace, on ne fait plus attention mais le handicap est bien là", explique la directrice du centre, Séverine Gouard.

Une demande sur laquelle les sénatrices affirment travailler. Elles ont notamment rappelé que la sénatrice Nicole Duranton a remis en juillet 2017 un rapport sur l'accessibilité de la culture à tous. Elle y soumet alors de nombreuses préconisations comme "sensibiliser dès l'école", "accroître la visibilité médiatique des personnes handicapées", "encourager la mise en réseau des associations" ou encore "organiser des campagnes nationales".

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