Près de Rouen, il est condamné pour violences et menaces de mort sur sa conjointe

Près de Rouen, il est condamné pour violences et menaces de mort sur sa conjointe

Du sursis pour le mari frappeur

Le
Par : Patrick Joliff

L'individu qui comparaît, vendredi 4 mai 2018 devant le tribunal correctionnel de Rouen (Seine -Maritime) est accusé de violences sur sa conjointe et de conduite dangereuse sous l'empire de l'alcool.

À Duclair le 14 juillet 2017, les gendarmes sont appelés par la victime, partie du domicile conjugal pour aller se réfugier chez ses parents. Elle dit avoir été victime de menaces de mort et de violences physiques de la part de son conjoint. Accompagnée par les gendarmes, elle revient à son domicile. On y voit effectivement de nombreux objets renversés et des débris divers qui jonchent le sol. Entendue, elle décrit une vie commune de quinze ans avec le prévenu mais se plaint de violences répétées depuis un an, qu'elle explique par l'addiction de celui-ci à l'alcool et au cannabis. Pensant qu'il changerait d'attitude, elle ne s'est pas manifestée jusqu'alors. Si elle appelle les gendarmes ce jour-là, c'est qu'une énième dispute les a opposés et a amené le prévenu à s'énerver plus que de coutume en frappant d'abord le mur à coups de poing puis en bousculant la victime en lui assénant des coups de pied alors que leur enfant commun est témoin de la scène.

Il nie les faits

C'est lors d'une discussion entre les deux époux à propos de documents relatifs à un accident de voiture aux torts du prévenu pour conduite dangereuse qu'il voit rouge et violente sa compagne. La violence subie est suffisamment importante pour qu'à la suite d'un examen médical constatant des bleus, des hématomes et de fortes douleurs aux doigts lui imposant d'être plâtrée pour une durée d'un mois, une incapacité temporaire de travail de 21 jours lui soit octroyée. Elle se dit encore handicapée aujourd'hui. Auditionné, le prévenu nie les violences physiques à l'encontre de sa femme et, à la barre, il maintient la même version : "je ne l'ai pas frappée". Il ne peut cependant pas nier les propos menaçants envoyés par SMS. À son casier judiciaire, huit condamnations pour infractions routières sont portées. pour la partie civile, "la plaignante a été la victime habituelle du prévenu", et, pour le ministère public, "la récurrence des faits est éloquente". En l'absence de défense, le tribunal le déclare coupable et le condamne à six mois de prison avec sursis ainsi qu'à une mise à l'épreuve de 18 mois.         


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