Il tire les cheveux et insulte l'enseignante de son fils

Il tire les cheveux et insulte l'enseignante de son fils

Treizième passage en correctionnelle pour l'agresseur de l'enseignante

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Par : Joëlle Briant

En juin 2016, un petit garçon confie à son père qu'à l'école il est régulièrement "embêté" par les autres enfants. Le père décide alors d'en parler à sa maîtresse mais il s'y est pris de telle façon que le jeudi 3 mai 2018, il s'est retrouvé jugé par le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) pour outrages et violence.

Un homme d'une quarantaine d'années a comparu jeudi 3 mai 2018 devant le tribunal de grande instance de Caen (Calvados). Il lui est reproché outrages et violence à l'encontre d'une personne chargée de mission de service public, ceci le matin du mardi 21 juin 2016, à Ifs, au sud de l'agglomération caennaise.

Il lui tire les cheveux, l'insulte et la menace

C'est très énervé que ce matin-là, l'homme accompagne son fils à l'école primaire. Il interpelle l'enseignante l'informant que l'enfant est victime de la méchanceté de certains de ses camarades. Celle-ci lui répond qu'elle va s'en occuper plus tard. Loin d'être calmé, l'homme devient de plus en plus agressif la traitant de pétasse. Elle décide alors de fermer la grille, le laissant sur le trottoir. Il lui attrape les cheveux à travers les barreaux hurlant qu'il va revenir lui faire sa fête. Impactée par la scène, la victime sollicite 800 € de préjudice moral.

"Comme si j'étais un moins que rien"

À l'audience, le prévenu explique que ce jour-là, il s'est senti méprisé. "Elle m'a parlé comme si j'étais un moins que rien, de la racaille". Il admet néanmoins avoir eu un comportement inadapté. L'homme est bien connu de la justice pour ses débordements (dégradations de biens appartenant à autrui et d'utilité publique, violences aggravées et en réunion…) Palmarès qui fait dire au procureur : "C'est la treizième fois qu'il passe devant ce tribunal. Faire amende honorable ne suffit pas car où est le changement ? Les enseignants n'ont pas à être traités de cette façon ! C'est inadmissible, surtout devant des enfants !" Il requiert un mois de prison ferme.

La cour décide d'une sanction plus sévère et l'a condamné à deux mois de prison ferme possiblement aménageables et à 500 € de préjudice moral.


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