Rouen capitale européenne de la culture ? Un coup de projecteur assuré [notre dossier]

Rouen capitale européenne de la culture ? Un coup de projecteur assuré [notre dossier]

Pour les élus locaux qui soutiennent l'idée d'une candidature, devenir capitale européenne de la culture en 2028 serait bénéfique pour l'ensemble de la communauté artistique de l'agglomération rouennaise. © Noémie Lair

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Par : Aurélien Delavaud

Le projet commence à se préciser : Rouen (Seine-Maritime) pourrait entrer dans la danse pour devenir capitale européenne de la culture en 2028, et profiter de retombées positives sur le plan de l'image, du tourisme ou de l'économie.

Rouen, capitale européenne de la culture en 2028. Même si cela reste à l'état de projet pour le moment, l'idée commence doucement à faire son chemin dans les esprits. Et la réunion publique qui s'est tenue le mercredi 11 avril 2018 en présence d'élus locaux et d'acteurs du milieu culturel en est la parfaite illustration. Mais encore faut-il définir les premiers contours de cette potentielle candidature, surtout sur le plan géographique. "Juridiquement, la ville de Rouen doit porter la candidature, explique Frédéric Sanchez, le président de la Métropole. Mais le territoire impliqué peut être plus grand, comme Marseille avec la Provence en 2013."

Si les élus tombent d'accord sur ce point, le dossier rouennais pourra prendre de l'épaisseur et espérer décrocher l'organisation de cet événement majeur. Et bien évidemment profiter des retombées positives qui vont avec. C'est ce que souligne la sénatrice Catherine Morin-Desailly, qui se dit "favorable à tout ce qui participe au rayonnement du territoire". Pour la présidente de la commission de la Culture, de l'Éducation et de la Communication, cette candidature serait l'occasion de "faire un diagnostic des équipements culturels", mais surtout de redorer le blason de la ville "en manque de notoriété selon le sondage commandé par Rouen Normandy Invest".

"Si on y va, c'est pour gagner !"

Devenir capitale européenne de la culture, Jean-François Chougnet est bien placé pour en décrire les bienfaits. Celui qui a dirigé l'organisation de Marseille-Provence 2013 dévoile même quelques chiffres édifiants : "En un an, notre nombre de visites touristiques a augmenté d'un million. Et sur le plan économique, nous avons eu un petit peu plus de 500 millions d'euros de retombées pour 100 millions d'investissements pour l'organisation et des rénovations."

Pour le moment, Frédéric Sanchez veut conserver ses distances avec ces données chiffrées et s'intéresse plutôt à l'aspect moral de ce dossier. "L'essentiel, c'est le territoire et son rayonnement. Il faut créer des projets pérennes et des ponts entre les structures professionnelles, symboles de l'excellence, et les amateurs." La création ou la rénovation d'équipements culturels, comme le futur site unique qui remplacera les musées des Antiquités et d'Histoire naturelle, pourraient être les traces visibles de ce qui perdurerait au-delà de 2028.

Certes, le chemin est encore long ne serait-ce que pour déposer une candidature en bonne et due forme. Mais se poser la question est déjà bénéfique selon Jean-François Chougnet, qui estime "qu'être candidat peut permettre d'avoir un coup de projecteur et de fédérer les acteurs locaux", même sans l'emporter. Une vision que ne partage pas du tout Frédéric Sanchez : "Si on y va, c'est pour gagner ! Pas pour participer."


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