Grand-Quevilly : il s'en prend à son épouse qui veut le quitter

Un prévenu a été jugé en comparution immédiate, lundi 26 février 2018, devant le tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime). Il s'agit de faits de violences sur conjointe, conduite en état d'ivresse, imprudence au volant et dégradation de bien public.

Grand-Quevilly : il s'en prend à son épouse qui veut le quitter

Le prévenu a été condamné à huit mois de prison avec sursis pour des violences sur son épouse.

Par Patrick Joliff

Devant le tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime), un prévenu a été jugé, lundi 26 février 2018, notamment pour des faits de violences sur sa conjointe. Les faits remontent à la veille, au Grand-Quevilly (Seine-Maritime). Le prévenu circule alors à bord de son véhicule avec son épouse, laquelle, depuis quelque temps, a l'intention de le quitter. En cause : son addiction à l'alcool et ses fréquentes sautes d'humeur.

Ce jour-là, la police est appelée car un témoin a vu le couple se disputer, la victime étant apparemment la cible de violences et insultée. Elle aurait été poussée à l'extérieur du véhicule. Sur les lieux, la police voit le prévenu s'enfuir au volant de sa voiture. Il est poursuivi et ne s'arrête que lorsqu'il percute un panneau de signalisation. Il est interpellé et conduit à l'Hôtel de police puis placé en garde à vue. Il explique que la soirée a été agitée car il a bu et a frappé son épouse puisqu'il "ne peut pas se contrôler" quand il a consommé trop d'alcool.

En récidive légale

Entendue à son tour, la victime explique que cette énième scène de violences à son encontre l'a convaincue de vouloir mettre fin à la relation maritale, ce que le prévenu accepte mal. Voulant faire amende honorable à la barre, il crie son désarroi mais "n'est pas crédible" selon elle. Choquée psychologiquement par ce nouvel épisode, elle obtiendra deux jours d'incapacité temporaire de travail.

Le prévenu agit en récidive légale, puisque son casier judiciaire comporte deux mentions pour violences sur son ex-conjointe et il a déjà été condamné pour ce délit le 14 novembre 2013. Pour le ministère public, "la récidive doit être sanctionnée", mais la défense du prévenu soutient que "le profil du prévenu n'est pas celui d'un délinquant". Reconnu coupable des faits reprochés, le tribunal le condamne à huit mois de prison avec sursis et à une mise à l'épreuve de deux ans.

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