Un mois de prison ferme pour un téléphone portable à la maison d'arrêt de Caen

Vendredi 29 septembre 2017 lors d'une fouille de cellule à la maison d'arrêt de Caen (Calvados), un téléphone portable est découvert. Mercredi 28 février 2018, un homme âgé de 32 ans a été jugé par le tribunal de grande instance de Caen pour ce délit.

Un mois de prison ferme pour un téléphone portable à la maison d'arrêt de Caen

Un mois ferme pour détention d'un portable en incarcération

Par Joëlle Briant

Incarcéré pour violences volontaires, c'est par visioconférence que Franck Chauvry a été jugé par le tribunal de grande instance de Caen (Calvados), mercredi 28 février 2018. Lui était reproché un recel de bien provenant d'un délit à la maison d'arrêt de Caen le vendredi 29 septembre 2017.

Dix jours en quartier disciplinaire

Lorsque le téléphone est découvert, l'individu qui, dans un premier temps avait tenté de s'en débarrasser en le lançant à un autre détenu, explique : "Je n'avais aucune nouvelle de mes enfants et mes demandes de cabine sont restées sans réponse, alors quelqu'un m'a fait passer ce téléphone". Cela lui vaudra dix jours en quartier disciplinaire. Son casier judiciaire laisse apparaître quatorze mentions (vols, menaces de mort, dégradations de biens appartenant à autrui), mais en majorité des faits de violence. "J'ai toujours eu la rage", déclare-t-il aux magistrats.

Il est plus grave de détenir un portable en détention provisoire

La procureure requiert trois mois de prison ferme. "Un téléphone portable est interdit en maison d'arrêt surtout en détention provisoire, comme c'est ici le cas, car cela rend possible des contacts avec des personnes concernées par l'affaire".

La défense argumente qu'une peine ferme ne serait pas adaptée pour un homme dont la libération est proche. "Des soins psychiatriques vont être entrepris ainsi qu'un travail en milieu protégé". Il a écopé d'un mois de prison ferme.

TOP SOCIETE

CONTENUS SPONSORISES Proposés par Ligatus

COMMENTAIRES