Mort d'un motard à Quincampoix : deux ans de prison avec sursis pour l'automobiliste

Un prévenu se présente à la barre du Tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime), lundi 26 février 2018. Il est accusé d'homicide involontaire par négligence et imprudence lors d'un accident de la circulation.

Mort d'un motard à Quincampoix : deux ans de prison avec sursis pour l'automobiliste

Le motard percute la voiture en travers de la route

Par Patrick Joliff

Un homme a été jugé lundi 26 février 2018 par le Tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime). Les faits se sont déroulés le 22 août 2017. Le prévenu sort alors de chez des amis, en début de soirée, à Quincampoix. Son véhicule est stationné sur un emplacement bateau et il a du mal à s'en extraire. Il doit manœuvrer et sa voiture se retrouve en travers de la chaussée. Une personne arrive à moto et n'a pas le temps de freiner. Elle ne peut éviter le véhicule qu'elle percute violemment.

Le bruit du choc fait sortir les voisins, dont une infirmière qui lui prodigue les premiers soins. Arrivés sur place, les pompiers ne peuvent que constater le décès de la jeune victime. Dans le choc, le prévenu est sérieusement blessé. Une prise de sang fait apparaître des traces de cannabis ingéré. Élément aggravant, il circule sans assurance et n'a pas effectué le changement d'adresse sur sa carte grise.

Une prise de risques inconsciente

Pour sa défense, il déclare aux gendarmes que la topographie des lieux ne lui permettait pas de voir quiconque arriver sur lui. "Je n'ai pas été assez vigilant sur beaucoup de points", dit-il à la barre. L'enquête montre également que des traces de substances stupéfiantes sont retrouvées chez la victime, en moindre quantité que chez le prévenu.

Au casier judiciaire du prévenu, une mention est portée pour usage de stupéfiants. Pour la partie civile, "la malchance ne suffit pas, la responsabilité doit être retenue", et le Ministère public renchérit : "l'homicide involontaire est parfaitement caractérisé". La défense du prévenu se contente de constater que "tout le monde peut ressembler au prévenu".

Après délibération, il est condamné, lundi 26 février 2018, à deux ans de prison avec sursis et mise à l'épreuve de deux ans, ainsi qu'à l'annulation de son permis de conduire pour une durée de deux ans.

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