À Rouen, les ouvriers s'équipent pour lutter contre le froid

Un froid polaire s'abat sur une large partie de la France depuis mi-février 2018. Il faisait entre -4 et 0 °C pour un ressenti à -6 °C à Rouen (Seine-Maritime) lundi 26 février 2018. Malgré ces températures négatives, certains travaillent dehors. Sur les chantiers, les ouvriers ont des astuces pour éviter de souffrir du froid.

À Rouen, les ouvriers s'équipent pour lutter contre le froid

Pour se protéger du froid, Tony Savalle a notamment enfilé gants et bottes fourrées, écharpe et protège oreilles.

Par Noémie Lair

Bonnet sur le nez, écharpe autour du cou, les passants marchent vite dans les rues de Rouen (Seine-Maritime), lundi 26 février 2018. Les températures glaciales des derniers jours ne donnent pas envie de mettre les pieds dehors. Mais certains sont bien obligés de le faire et même de rester plusieurs heures en extérieur. Parmi eux, les ouvriers sur les chantiers. Boulevard des Belges à Rouen, ils sont une vingtaine à manier tractopelle, bétonnière et autres engins.

Boissons chaudes, mobilité et couches de vêtements

Pour éviter de tomber malade, chacun à sa petite astuce : "On a une pause en plus à 10 et 15 heures pour prendre des boissons chaudes. On s'adapte au froid en prenant plus de pauses et en mettant plus de couches de vêtements et il faut bouger, ne pas rester fixe", raconte Bertrand Cerveau.

Un qui est bien équipé, c'est Samuel Laturasse. Après dix ans de métier, il sait quels vêtements porter lorsqu'il fait très froid : "J'ai un pantalon près du corps, un jogging par-dessus et ensuite le bleu de travail", détaille-t-il. Et en haut, c'est sensiblement le même nombre de couches : "débardeur, t-shirt collé au corps, pull à col roulé et polaire." Sans oublier une écharpe et des gants. Le tout en matières adaptées au froid.

"Il nous arrive parfois de mettre les mains sur le pot d'échappement de nos petits engins pour nous réchauffer" - Tony Savalle, ouvrier

Malgré toutes ces couches de vêtements, le froid peut être ressenti, alors certains ont une dernière combine : utiliser la chaleur des machines de chantier. "Il nous arrive parfois de mettre les mains sur le pot d'échappement de nos petits engins pour nous réchauffer", confie Tony Savalle.

Mais ces ouvriers se disent "habitués" au froid. Pour certains, c'est même préférable à l'été, comme l'explique Samuel Laturasse : "Au moins, quand il fait froid, on peut se réchauffer alors que quand il fait chaud, on ne peut pas se refroidir."

TOP SEINE-MARITIME

CONTENUS SPONSORISES Proposés par Ligatus

COMMENTAIRES